Explore the past, present, and future of emergency aid in our Rethinking Humanitarianism series

Chronologie de l’activité de Boko Haram

Map of cities where Boko haram has carried out attacks
Les villes du nord qui ont été visées par les attaques de Boko Haram (Wikimedia)

Suite à une série d’attaques de plus en plus violentes orchestrées par le groupe « terroriste » Boko Haram en août, le gouvernement nigérian a mis en place une commission pour définir le meilleur moyen de faire face [à la menace]. Publié le 26 septembre, la rapport de la commission incite fortement au dialogue et à la négociation, quoique cette voie ait déjà été rejetée précédemment par les membres de la secte Boro Haram. Selon le vice-président Namadi Sambo, le gouvernement est actuellement rassemblé afin de décider la politique à adopter ; cette politique sera expliquée dans un Livre blanc qui doit sortir prochainement.



L’article suivant est une chronologie des attaques de Boro Haram (BH) depuis 2003.



3 octobre 2011 : Une attaque sur le marché de Baga, à Maiduguri, dans l’Etat de Borno, fait trois morts. Les victimes étaient un vendeur de thé, le propriétaire d’une pharmacie et un passant.



1 octobre 2011 : Un boucher et son assistant sont tués par des hommes armés de BH au marché de Baga, à Maiduguri, au cours d’un assassinat ciblé. Un autre incident provoque la mort de trois personnes dans une fusillade, suite à une attaque à la bombe et des coups de feu dirigés contre le véhicule d’une patrouille militaire qui livrait de la nourriture aux soldats d’un poste de contrôle à Maiduguri. Les trois victimes étaient des civils.



17 septembre 2011 : Babakura Fugu, beau-frère du chef de BH, Mohammed Yusuf, tué [en juillet 2009], est abattu devant chez lui à Maiduguri par deux membres de la secte, deux jours après avoir assisté dans cette ville à une réunion pour la paix avec l’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo.



13 septembre 2011 : Quatre soldats sont blessés par balles dans une embuscade organisée par des membres de BH à Maiduguri, peu après l’arrestation de 15 membres de la secte après les raids militaires sur des planques de BH dans la ville.



12 septembre 2011 : Sept hommes, dont quatre policiers, sont tués par des hommes armés de BH dans une fusillade et une attaque à la bombe contre un commissariat de police et une banque à Misau, dans l’Etat de Bauchi. Les attaquants ont emporté de l’argent.



4 septembre 2011 : Le chef religieux musulman Malam Dala est abattu par deux membres de BH devant chez lui dans le quartier de Zinnari à Maiduguri.



1 septembre 2011 : Une fusillade entre des hommes armés de BH et des soldats à Song, dans l’Etat d’Adamawa, tue un membre de la secte ; un autre est blessé et capturé.



26 août 2011 : BH reconnaît être responsable de l’attaque suicide à la bombe contre le siège des Nations Unies à Abuja qui a fait 23 victimes.



25 août 2011 : Des fusillades et des attaques à la bombe par BH contre deux commissariats de police et deux banques à Gombi, dans l’Etat d’Adamawa State, font au moins 16 morts, dont sept policiers.



27 juin 2011 : Une fusillade et une attaque à la bombe par BH contre un bar en plein air de Maiduguri cause la mort d’au moins 25 personnes et fait des dizaines de blessés.



20 juin 2011 : Sept personnes, dont cinq policiers, sont tuées au cours de fusillades et d’attaques à la bombe contre un commissariat et une banque à Kankara, dans l’Etat de Katsina.



16 juin 2011 : BH cible le siège national de la police à Abuja, tuant deux personnes.



7 juin 2011 : Des attaques mises au compte de la secte, contre une église et deux postes de police, font au moins 14 morts.



6 juin 2011 : Le chef religieux musulman Ibrahim Birkuti, critique envers BH, est abattu par deux membres armés de BH en moto, devant chez lui à Biu, à 200 kilomètres de Maiduguri.



29 mai 2011 : Trois bombes éclatent dans le bar en plein air d’une caserne militaire dans la ville de Bauchi au nord du pays, faisant 13 morts et 33 blessés. BH revendique l’attentat.



27 mai 2011 : Un groupe de quelque 70 hommes armés soupçonnés d’appartenir à BH tue huit personnes, dont quatre policiers dans des attaques à la bombe et des fusillades simultanées contre un commissariat de police, une caserne de police et une banque à Damboa, dans l’Etat de Borno, près de la frontière avec le Tchad.



29 décembre 2010 : Des hommes armés, membres présumés de BH, abattent huit personnes à Maiduguri, notamment le candidat au poste de gouverneur du parti au pouvoir dans l’Etat de Borno, le Parti des peuples du Nigéria (ANPP).



24 et 27 décembre 2010 : Une série d’attaques revendiquée par BH dans la ville de Jos au centre du pays et à Maiduguri fait au moins 86 morts.



7 septembre 2010 : Un groupe d’hommes armés de BH libère plus de 700 prisonniers, dont une centaine de membres de la secte, d’une prison de Bauchi. Quatre personnes - un soldat, un policier et deux détenus - sont tués au cours du raid.











Scores of suspected members of radical Islamic group Boko Haram at Maiduguri police headquarters in Borno state in northeastern Nigeria

Aminu Abubakar/IRIN
Scores of suspected members of radical Islamic group Boko Haram at Maiduguri police headquarters in Borno state in northeastern Nigeria
http://www.irinnews.org/photo.aspx
Jeudi, juillet 30, 2009
Troops accused of abuses in raids on Islamic sect
Scores of suspected members of radical Islamic group Boko Haram at Maiduguri police headquarters in Borno state in northeastern Nigeria


Photo: Aminu Abubakar/IRIN
Des dizaines de membres présumés de Boko Haram au siège central de la police de Maiduguri en 2009

26 juillet 2009 : BH lance dans certains Etats du nord un soulèvement qui est écrasé en peu de temps par l’armée. Cette riposte violente fait plus de 800 victimes, pour la plupart des membres de la secte, dont le chef de BH, Mohammed Yusuf. Une mosquée de la capitale de l’Etat de Borno (Maiduguri) qui servait de quartier général à la secte est incendiée.



2005-2008 : BH disparaît dans la clandestinité, réduit le nombre de ses attaques, se concentre sur le recrutement de nouveaux membres et le renforcement de ses ressources.



10 octobre 2004 : Des hommes armés de BH attaquent un convoi près de la ville de Kala-Balge, sur la frontière avec le Tchad. Les militants prennent 12 policiers en otage. Les autorités policières présument que ces derniers ont été éliminés par les attaquants, car il a été totalement impossible de retrouver leur trace.



23 septembre 2004 : Des miliciens de BH attaquent des commissariats de police dans les villes de Gwoza et Bama, dans l’Etat de Borno, tuant quatre policiers et deux civils. Ils se réfugient dans les montagnes de Mandara, le long de la frontière entre le Nigeria et le Cameroun. Des soldats et deux lance-roquettes sont déployés dans les montagnes et en deux jours de combat, 27 membres de la secte sont tués, tandis que le reste réussit à s’échapper. Cinq membres de BH qui tentaient de passer au Cameroun sont arrêtés par des gendarmes camerounais qui avaient été alertés par les autorités nigérianes. Les cinq hommes sont déportés et remis aux autorités nigérianes.



7 janvier 2004 : Sept membres de BH sont tués et trois autres arrêtés par une équipe de vigiles locaux aux abords de Damboa, dans l’Etat de Borno, près de la frontière du Tchad. Des sacs emplis de fusils d’assaut AK-47 sont récupérés auprès des membres de la secte.



Juin 2004 : Quatre membres de BH sont tués par des gardiens de prison dans une évasion manquée à Damaturu, la capitale de l’Etat de Yobe.



23-31 décembre 2003 : Un groupe de quelque 200 militants de HB lance des attaques sur plusieurs commissariats de police dans les villes de Kanamma et de Geidam dans l’Etat de Yobe, à partir de l’enclave [où ils se sont réfugiés] aux abord de Kanamma sur la frontière entre le Nigeria et le Niger. BH tue plusieurs policiers et s’empare des armes et des véhicules de la police. Suite au déploiement de troupes militaires organisé pour contenir l’insurrection, 18 membres de BH sont tués et un certain nombre sont arrêtés.



aj/cb-og/amz



Sources: AFP, Daily Trust, radio et télévision de Borno, commissaires de police et responsables militaires à Bauchi, Borno et Yobe, porte-paroles et responsables de la Force opérationnelle à Maiduguri



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Soutenir The New Humanitarian

Your support helps us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Faire un don