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Mise en garde du Conseil de sécurité contre un nouveau report des élections

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UN peacekeepers sought for divided Cote d'Ivoire (IRIN-West Africa)

 En prolongeant la mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire le 30 juillet dernier, le Conseil de sécurité a prévenu que les progrès réalisés en vue d’une élection attendue depuis longtemps ne serviraient à rien si les responsables politiques ne respectaient pas le processus de paix.



Les membres du Conseil de sécurité qui se sont réunis pour discuter de cette question ont dit que le fait de « reporter la fin de la crise était dangereux tant pour la Côte d’Ivoire que pour la région », selon une déclaration des Nations Unies rendue publique le 30 juillet.



En citant les délais continuels comme étant « trop longs », le Conseil de sécurité a indiqué dans sa résolution prolongeant la mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (MINUCI), qui coûte 500 millions de dollars par année : « Tout report de l’élection présidentielle du 29 novembre 2009 serait en contradiction avec un processus crédible » et avec un accord de paix approuvé par le Conseil de sécurité.



Dans un rapport du 2 juillet, l’International Crisis Group (ICG) a indiqué que l’accord, signé en mars 2007, était « gravement compromis », et que la tenue des élections en novembre était incertaine.



La finalisation des listes électorales s’est révélée être une vaste entreprise : on prévoyait environ six semaines pour mener à bien un processus d’identification et d’inscription qui a finalement pris neuf mois, ont indiqué les Nations Unies.



Dans son plus récent rapport sur les progrès réalisés en Côte d’Ivoire, daté du 7 juillet, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a indiqué que la commission électorale indépendante (CEI) « allait probablement continuer à être confrontée à des défis logistiques et opérationnels majeurs dans la mise en œuvre des prochaines étapes du processus électoral ».



Pour aller de l’avant, il faut que 68 centres départementaux soient fonctionnels, a-t-il ajouté. Seuls 18 d’entre eux l’étaient le 1er juillet dernier.



Dans une déclaration du 26 juillet, la commission électorale (CEI) a indiqué avoir débuté le traitement des données d’identification et d’inscription le 20 juillet et qu’elle allait progressivement s’occuper de l’ensemble du pays. La CEI dit se conformer scrupuleusement au calendrier électoral et conseiller à toutes les parties à l’accord de paix de « jouer pleinement leur rôle afin qu’il n’y ait pas de nouveaux reports ».



Dans sa résolution du 30 juillet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a indiqué qu’il allait réévaluer les progrès réalisés en vue des élections d’ici au 15 octobre.



Les Ivoiriens jaugent chaque jour les progrès réalisés et plusieurs s’inquiètent, a dit à IRIN Essoh Joma Serges, président du Mouvement de la jeunesse citoyenne de Côte d’Ivoire (MJCCI), depuis Abidjan, la capitale commerciale.



« Nous ne pouvons absolument pas continuer [à vivre] dans ce chaos », a-t-il ajouté. « Les Ivoiriens savent qu’un autre ajournement des élections prolongerait leur misère. Les investisseurs restent à l’écart à cause de l’incertitude continue ; toutes les ressources sont dirigées vers le processus d’organisation des élections. La situation contribue à alimenter le chômage et la pauvreté. Tandis que je vous parle, il y a des Ivoiriens qui mangent à peine un repas par jour. »



np/ci/aj/gd/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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