1. Accueil
  2. West Africa
  3. Chad

Retour de la méningite W 135 après une décennie d’absence

Meningitis vaccination campaign kick off in Ouagadougou. Brahima Ouedraogo/IRIN
Les autorités sanitaires tchadiennes se préparent à vacciner des centaines de milliers d’habitants contre la méningite, qui a fait, au 14 avril, 102 morts sur 871 personnes infectées en 2009, selon le ministre de la Santé.

Le ministère tchadien de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont demandé au Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin
antiméningococcique, un organisme de l’OMS, de leur fournir des vaccins contre la méningite à méningocoque W 135, une souche dangereuse, a rapporté à IRIN Nedardoum Apollos, épidémiologiste de l’OMS au Tchad.

« La dernière fois que nous avons observé des cas de W 135 au Tchad, c’était il y a une dizaine d’années », a déclaré à IRIN Ngombaye Djaïbé, nouveau ministre tchadien de la Santé. La présence de la souche W 135 est « très préoccupante », a-t-il ajouté. « Elle est extrêmement virulente et le vaccin est coûteux ».

Les autorités sanitaires et les travailleurs de la santé prévoient de commencer les vaccinations ces prochains jours ; un million de personnes seront vaccinées contre la souche W 135 et deux millions, contre la souche A, a indiqué M. Djaïbé.

Sur 12 sérogroupes de méningocoques identifiés, quatre - les Neisseria meningitidis A, B, C et W 135 - peuvent provoquer des épidémies, selon l’OMS.

La méningite en Afrique de l'Ouest
 NIGER-NIGERIA: Les bailleurs interviennent d’urgence pour contrer la méningite
 AFRIQUE DE L'OUEST: Le stock d’urgence de vaccins contre la méningite déjà entamé
 NIGERIA: Les Etats du nord en alerte face à la méningite
Jusqu’en 2002, la souche W 135 ne se déclarait que sporadiquement en Afrique, mais cette année-là, elle avait touché 14 453 personnes et fait 1 743 morts au Burkina Faso, selon l’OMS.

M. Djaïbé a annoncé le 14 avril que le Tchad était touché par une épidémie de méningite. Les responsables du ministère de la Santé ont indiqué à IRIN qu’à ce jour, des cas d’infection avaient été signalés dans les régions de Chari Baguirmi, Mandoul et Tandjilé, et dans certaines zones de N’djamena, la capitale.

Pourtant moins élevé qu’il ne l’a été au cours de précédentes épidémies, au Tchad, le taux de mortalité, de 11,7 pour cent, n’en est pas moins supérieur aux taux de mortalité d’environ cinq pour cent, observés au Niger et au Nigeria, les deux pays qui comptent cette année le plus grand nombre de cas d’infections. Selon l’OMS, une épidémie a été efficacement contenue lorsque le taux de mortalité est inférieur à 10 pour cent.

D’après M. Djaïbé, le taux de létalité est moins élevé qu’au cours des précédentes épidémies déclarées au Tchad « en raison des traitements et des médicaments, que l’on trouve plus facilement partout, aujourd’hui, grâce à l’aide des organisations partenaires ».

« Nous n’avons reçu qu’un seul cas de méningite dans ce service, en janvier, puis neuf en février, dont un cas de décès », a déclaré à IRIN Fatimé Djibrine, qui travaille au service de pédiatrie de l’hôpital de la Liberté, à N’djamena. Elle recommande aux malades de se précipiter au centre de santé le plus proche pour recevoir un traitement antibiotique dès les premiers signes de la maladie, notamment, une raideur de la nuque, une forte fièvre, des maux de tête et une sensibilité à la lumière.

La méningite, qui attaque le cerveau et la moelle épinière, se transmet par les sécrétions du rhino-pharinx, selon l’OMS. Cette maladie est endémique dans la région du Sahel, du Sénégal, à l’ouest, jusqu’à l’Ethiopie, à l’est.

np/dd/aj/nh/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join