En mai dernier, la région a été dévastée par le cyclone Nargis, qui a fait 140 000 morts et blessés, selon les statistiques des Nations Unies et du gouvernement.
« [Le financement] requis n’est pas grand-chose si l’on considère l’ampleur de la catastrophe », a déclaré à IRIN Bishow Parajuli, Coordinateur résident et coordinateur humanitaire des Nations Unies, le 9 février. « Après une catastrophe naturelle aussi destructrice, les efforts de rétablissement à long terme prendront de nombreuses années, et il est particulièrement difficile de retenir l’attention et le soutien des bailleurs et des partenaires ».
Ses commentaires coïncidaient avec le lancement du Plan de préparation et d’intervention post-Nargis (PONREPP), un cadre stratégique sur trois ans régissant les opérations de rétablissement menées auprès des victimes de Nargis jusqu’en décembre 2011. Le document, publié à Bangkok, a été rédigé par le Groupe central tripartite (TCG), composé du gouvernement birman, de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) et des Nations Unies.
« Le PONREPP propose une stratégie qui sera axée sur la communauté et dirigée par celle-ci, tout en renforçant la coordination, la gestion et le suivi de l’aide, pour que les opérations humanitaires soient le plus efficaces possible », a déclaré Bansarn Bunnag, ambassadeur thaïlandais et haut représentant de l’ANASE au TCG.
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Photo: Contributor/IRIN ![]() |
| Le Myanmar aura besoin de près de 700 millions de dollars sur trois ans pour se relever de la catastrophe |
Le cyclone Nargis a balayé le delta birman de l’Ayeyarwady les 2 et 3 mai, provoquant une vague de destruction sans précédent et touchant 2,4 millions de personnes. Depuis lors, le TCG a évalué les dégâts et continue d’assurer le suivi des opérations de secours et des besoins de réhabilitation.
Mais à ce jour, l’assistance, bien qu’elle permette de couvrir les besoins les plus essentiels, reste insuffisante. L’appel d’urgence relancé, à hauteur de 477 millions de dollars, par les Nations Unies en juillet au nom de 13 agences onusiennes et 23 organisations non-gouvernementales (ONG) pour financer les opérations d’urgence et les efforts de rétablissement rapide jusqu’en avril 2009 n’est encore financé qu’à 65 pour cent.
Malgré tout, une des principales réussites, selon les Nations Unies et le TCG, est d’avoir pu redresser le secteur agricole. La production vivrière totale au Myanmar n’a diminué que de trois pour cent l’année dernière, par rapport à la production birmane moyenne sur cinq ans, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
« Si vous regardez la production rizicole de cette dernière année, les régions de l’est du delta y ont grandement contribué », a indiqué Christopher Kaye, représentant national du PAM au Myanmar. « J’ai rencontré des fermiers qui ont même produit plus par hectare l’année dernière que l’année précédente, en grande partie grâce aux intrants qu’ils ont reçus, comme des semences, engrais, pesticides ».
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