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UN presence in Angola

[Yemen] Small fishing boats, like this one in Bossaso'o busy commercial port, carry up to 125 people when used to smuggle migrants from the Somali coast across the Gulf of Aden to Yemen. Smugglers charge $30 to $50 and sometimes throw their passengers out
The fishermen are asking for help to get rid of illegal ships. (UNHCR/K.McKinsey)

Le nombre de migrants clandestins somaliens ayant péri noyés au large des côtes yéménites, le 12 février, est désormais de 107, ont annoncé dimanche des représentants de la communauté somalienne à Sanaa, la capitale du Yémen.

« Le nombre noyés est passé de 30 à 107 [car d’autres corps ont été retrouvés]. La plupart d’entre eux étaient des ressortissants somaliens dont près de 20 pour cent venaient d’Ethiopie », a déclaré Sadat Mohammed, le responsable de l’accueil des réfugiés au sein de la communauté somalienne de Sanaa. Et ce bilan pourrait s’alourdir car d’autres personnes sont toujours portées disparues, a-t-il ajouté.

Selon M. Mohammed, les gardes côtes yéménites sont responsables de la récente augmentation du nombre de morts enregistrée parmi les migrants clandestins qui tentent la périlleuse traversée du golfe d’Aden.

« Ce problème [la mort des migrants] se pose depuis que les gardes côtes yéménites n’hésitent pas à ouvrir le feu sur les embarcations des passeurs. C’est l’information qui circule dans le milieu des passeurs qui ont alors choisi d’emprunter de nouvelles routes maritimes », a-t-il précisé.

En effet, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a récemment confirmé que les passeurs suivaient de nouveaux itinéraires, plus dangereux, pour échapper aux nombreuses patrouilles de sécurité qui ont lieu le long des côtes du Yémen.

A l’approche des côtes yéménites, les passeurs obligent souvent les passagers clandestins à quitter les embarcations et à nager jusqu’au rivage, ce qui permet aux trafiquants de ne pas se faire arrêter ou se tirer dessus par les gardes côtes, ont expliqué des responsables de la communauté somalienne.

A en croire M. Mohammed, près de 1700 migrants somaliens ont débarqué au Yémen au cours du mois de janvier 2007, à Aden, Hadramout et Bir Ali, en particulier.

« Au cours du mois de février, le nombre de migrants somaliens pourrait atteindre 3 000 », selon M. Mohammed, qui prévient que les conditions pour ces migrants vont se durcir.
« Lorsque les passeurs abandonnent les migrants clandestins sur les côtes yéménites, certains meurent de soif ou de faim car personne ne peut leur venir en aide ou les accueillir », a-t-il ajouté.

Recrudescence du trafic de passagers clandestins

En effet, depuis quelques semaines, on assiste à une hausse du trafic de passagers clandestins dans le golfe d’Aden. Le 12 février, le HCR a révélé qu’au moins 30 migrants clandestins somaliens sont morts noyés le même jour lorsque leur embarcation a coulé au large des côtes yéménites.

« En moins d’un mois, nous avons vu arriver un nombre impressionnant de clandestins somaliens ; quelque 1 600 clandestins ont débarqué au Yémen à bord d’une vingtaine d’embarcations » a déclaré le porte-parole du HCR, Ron Redmond, lors d’un point de presse organisé la semaine dernière à Genève.

Selon M. Redmond, les passeurs ont changé de stratégie et débarquent leurs passagers sur différents sites de la côte yéménite. Il est donc plus difficile pour les gardes côtes d’arraisonner les embarcations de clandestins et pour le HCR et ses partenaires d’enregistrer ces derniers et de leur venir en aide. Malgré la hausse du coût de la traversée, qui est passé de 40 à 100 dollars américains par passager, des centaines de Somaliens désespérés continuent de prendre des risques.

Le HCR a fait état de plusieurs cas de migrants clandestins qui auraient été battus à mort, puis jetés par-dessus bord par leurs passeurs, parce qu’ils leur auraient demandé de l’eau à boire.

Selon l’agence onusienne, les migrants somaliens affirment avoir fui leurs domiciles pendant et après les combats qui ont opposé les forces gouvernementales aux milices islamiques. Aux points de contrôle en Somalie, ces migrants disent avoir essuyé des tirs de miliciens qui les ont également dépouillés de leur argent et de leurs biens.

En 2006, le HCR a rapporté que quelque 27 000 personnes ont réussi la périlleuse traversée du golfe d’Aden, alors que 330 sont morts et 300 autres sont toujours portés disparus.

Tous les Somaliens qui arrivent au Yémen obtiennent systématiquement le statut de réfugié, car beaucoup d’entre eux fuient les violents combats dans leur pays. Toutefois, tous ces migrants ne demandent pas à bénéficier de ce statut. Le Yémen abrite actuellement plus de 88 000 réfugiés, dont 84 000 sont des ressortissants somaliens.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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