La rencontre d’une semaine qui a eu lieu à Luanda, la capitale angolaise, est la troisième réunion du Comité régional préparatoire.
Sous l’égide des Nations unies et de l’Union africaine (AU)- les organisateurs de la Conférence internationale pour le développement des Grands Lacs, les délégués ont été chargés d’analyser et d’adopter des projets et des protocoles élaborés par des experts du groupe technique, lors d’une session qui s’est tenue en août dernier, à Nairobi, au Kenya.
Les délégués ont analysé le protocole régional sur la démocratie et la bonne gouvernance, rédigé par des experts du groupe technique mis en place dans le cadre du processus de préparation.
Reprenant les propos d’Osvaldo Varela, le porte-parole de la rencontre et secrétaire exécutif du Comité national de préparation, Angop a indiqué que la session de mercredi était consacrée à la formulation juridique des documents préalablement approuvés par les experts.
Les protocoles sur la coopération judiciaire, la prévention et la répression des crimes contre l’humanité et toutes les formes de discrimination seraient analysés, a déclaré Angop.
Osvaldo Varela a souligné que d’autres points seraient abordés, dont le protocole sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et les projets du programme numéro un du groupe thématique sur la démocratie et la bonne gouvernance, notamment le centre régional de la promotion de la démocratie, la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’éducation civique.
Selon Osvaldo Varela, la réunion de jeudi était consacrée à l’étude de certains projets portant sur le développement économique et l’intégration de la région ainsi que sur le versement de micro-crédits à certains pays de la région.
La région des Grands Lacs regroupe le Burundi, la République Centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, le Congo-Brazzaville, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Les membres cooptés sont les pays voisins des principaux pays membres.
Selon Angop, Osvaldo Varela a annoncé que les délégués avaient également débattu des infrastructures pour le développement, dont les corridors du Nord, de Lobito (Angola) et du Sud, ainsi que de la réhabilitation et la mise en marche du barrage hydroélectrique d’Inga en RDC.
Plus de 100 délégués de la région des Grands Lacs, du secrétariat conjoint des Nations unies et de l’AU, du groupe des pays amis ainsi que des observateurs et représentants des états cooptés étaient présents lors de la rencontre, qui se terminera vendredi.
Le comité régional préparatoire regroupe les comités nationaux préparatoires. Les équipes techniques devront aborder quatre thèmes différents : paix et sécurité, démocratie et bonne gouvernance, développement économique et intégration régionale, et les questions humanitaires.
Lors de la réunion à Luanda, Angop a annoncé que les experts « chercheraient à donner forme » aux décisions formulées dans la déclaration de Dar es Salaam (Tanzanie), signée par les chefs d’Etat de la région le 20 novembre 2004.
Les experts du groupe technique doivent mettre en place des projets et des protocoles qui seront analysés et adoptés par le Comité régional préparatoire, qui les soumettra par la suite à la troisième réunion du Comité interministériel régional, prévue du 14 au 16 décembre à Bangui, la capitale de la République Centrafricaine.
Le Comité interministériel régional est un organe politique qui approuve les projets et les protocoles qui sont ensuite soumis à la conférence des chefs d’Etats, qui se tiendra les 16 et 17 décembre prochains à Nairobi, au Kenya.
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