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Les combattants veulent désarmer, les autorités rebelles exigent une compensation

Des centaines de combattants du principal groupe rebelle du Liberia, les Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie (LURD) veulent déposer les armes sans préalable, cependant, une haute autorité des rebelles a insisté que ses hommes ne pouvaient remettre leurs armes sans conditions.

Mohammed Sheriff, responsable du bureau du LURD dans la capitale Monrovia, a commenté devant les journalistes mercredi, que les forces du LURD ne désarmeraient pas jusqu'à ce qu'un plan complet de désarmement leur soit soumis. Cette soumission devra renfermer une motivation immédiate.

"Nous voulons déclarer que le LURD ne désarmera pas jusqu'à ce qu'il y ait une véritable sensibilisation sur le désarmement et que ces choses dont nous ont parlées le comité du programme de désarmement, soient aussitôt disponibles pour nos combattants avant que nous ne déposions les armes," a expliqué Sheriff.

Toutefois, 700 combattants stationnés sur le pont stratégique du fleuve Po à Kley Junction, respectivement à 17 et 35 km à l'Ouest de la capitale Monrovia, ont expliqué à IRIN mardi, par l'intermédiaire de leurs commandants, qu'ils étaient prêts à rendre leurs armes à la mission des Nations Unies (UNMIL) au Liberia, sans aucune condition.

"Certains d'entre nous ne veulent plus continuer à garder les barrages de contrôle, alors que nos supérieurs s'amusent à Monrovia," a commenté Musa Kromah, Commandant en second des opérations du LURD de l'unité "Iron Jacket" sur le pont du fleuve Po.

"Ils nous ont dits que la guerre était finie, alors il n'y a aucune raison pour nous de porter des armes. Nous sommes prêts à désarmer," a-t-il ajouté.

"Iron Jacket" est considéré comme la plus grande unité de combat du LURD.

"Laissez-moi vous dire une chose. Si nos chefs ne peuvent trouver le moyen de nous mettre à l'école afin d’apprendre quelque chose pour l'avenir, nous demanderons aux Nations Unies de venir et de collecter nos armes," a renchéri Kromah, au milieu des acclamations de ses hommes.

UNMIL a démarré le désarmement des combattants loyaux à l'ancien gouvernement de Charles Taylor dimanche, mais les combattants se sont déchaînés, pillant les magasins et terrorisant les civils, après avoir été informés qu'ils ne recevraient un premier acompte du plan de réinstallation que dans quelques semaines.

UNMIL, qui a l'intention de désarmer environ 40,000 combattants de l'ancien gouvernement, ainsi que les deux groupes rebelles, le LURD et le Mouvement pour la Démocratie au Liberia (MODEL), a déclaré que les combattants seraient "blanchis et nourris" une fois les armes déposées.

Il est également prévu de pourvoir à leurs divers besoins de soins de santé, de soutien psychosocial, de formation, d'instruction, d'apprentissage, et leur remettre une modeste pension, afin de les mettre sur la voie de la réinstallation et de la réintégration à la société civile.

Selon UNMIL, chaque combattant désarmé devrait recevoir $300 US, mais en deux parties : $150 à la fin d'un programme de trois semaines de démobilisation, et $150 autres une fois les combattants réintégrés dans leur communauté.

Toutefois, des centaines de combattants ont pris la rue, réclamant d'être payés immédiatement. Les combattants en folie toute la nuit de mardi dans la capitale, ont braqué et endommagé des voitures, tout en tirant en l'air. Au moins 9 personnes, dont une femme automobiliste, ont été tuées dans l’émeute.

Monrovia était plus calme jeudi, et un grand nombre de combattants a repris le chemin du site de désarmement à Scheifflein, après avoir convenu d'un accord stipulant que chaque combattant recevra $75 US sur les $300, dès qu'il aura abandonné son fusil.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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