Le rapport, "Small Arms Survey 2003: Impasse sur le développement", a constaté une tendance à la diminution des conflits armés en Afrique qui se manifeste par une baisse de la demande des armes légères. Les tentatives de résolution des longues guerres en Angola, en République Démocratique du Congo, au Libéria et au Soudan, ainsi que la signature de nombreux accords régionaux sur les armes légères ont contribué à cette diminution.
Les chiffres révisés donnent une situation plus précise - et plus prometteuse - des efforts entrepris en Afrique par les gouvernements, les ONG et les agences multilatérales pour la réduction et la suppression de ces armes, a déclaré l'organisation.
Elle a précisé, en effet, que, selon leurs recherches, le nombre d'armes légères ne devrait probablement pas être supérieur à 30 millions en Afrique sub-Saharienne. La majorité de ces armes sont entre les mains des civils (79%), les militaires en détiennent 16%, la police 3% alors que 2% des armes légères sont en possession des insurgés. Les estimations antérieures portaient le nombre d'armes à 100 millions.
La disponibilité et le mauvais usage des armes légères en Afrique, a expliqué l'organisation Small Arms Survey, ont détruit les perspectives de développement du continent. Des milliers de personnes ont, en effet, été tués ou blessés, l'économie s'est effondrée, les infrastructures ont été endommagées ou détruites et les investisseurs privés se sont retirés.
Les nouvelles données relatives aux armes légères ont toutefois montré, a affirmé le directeur du projet de Small Arms Survey, Peter Batchelor, que les défis en matière de prolifération de ces armes ne seraient pas aussi accablants que prévus.
Ces nouvelles informations démontrent que le problème des armes légères, peuvent être soumis à des contrôles à travers des moyens conventionnels, comme par la mise en oeuvre de régulations, le renforcement des collectes d'armes et leur destruction, a-t-il dit.
Parmi d'autres éléments du rapport de Small Arms Survey 2003 concernant l'Afrique sub-Saharienne:
- Le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda ont chacun un stock national de 500.000 à un million d'armes légères;
- Environs 77.000 armes légères sont entre les mains des principaux groupes insurgés en Afrique de l'Ouest;
- Le nombre d'armes de guerre illicites en circulation ne devrait pas dépasser un million en Afrique sub-Saharienne;
- Au moins 10 pays de l'Afrique sub-Saharienne, incluant le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, ont la capacité de fabriquer des armes légères et/ou des munitions. Des productions illicites d'armes légères ont été constatées dans certains pays d'Afrique sub-Saharienne dont le Ghana et l'Afrique du Sud.
"Small Arms Survey 2003: Impasse sur le développement" est le troisième rapport annuel d'analyse du problème des armes légères. Ce programme indépendant de recherche, financé par 12 gouvernements, permet à Small Arms Survey d'être une importante source internationale d'information publique concernant tous les aspects de ce domaine. L'organisation est localisée à l'Institut des Etudes Internationales à Genève (Suisse).
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