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Le sommet pour la paix s'achève sans accord

Le sommet régional pour la paix au Burundi s'est achevé sans qu'un accord sur les divergences politiques et sécuritaires n'ait pu être trouvé entre le gouvernement transitoire burundais et le principal groupe rebelle hutu.

Le président tanzanien, Benjamin Mkapa, a évoqué devant les journalistes des négociations "très franches" sans pour autant parler d'échec. Cependant, la délégation du groupe rebelle, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) de Pierre Nkurunziza, a accusé le gouvernement burundais d'intransigeance lors des négociations.

A la suite des négociations de lundi, Benjamin Mkapa a affirmé, en sa qualité de vice-président de l'Initiative Régionale au Burundi, qu'il restait "une paire d'obstacles" qui nécessiteront "réflexion et introspection".

"Après des consultations complémentaires, nous allons poursuivre les réunions et nous espérons que le temps permettra de supprimer tous les blocages à la mise en oeuvre [d'un cessez-le-feu]," a-t-il déclaré sans communiquer cependant un délai pour la tenue des prochaines réunions.

Le sommet s'est déroulé en présence des présidents Joaquim Chissano du Mozambique et Thabo Mbeki de l'Afrique du Sud; du facilitateur du processus de paix au Burundi, Jacob Zuma, vice-président de l'Afrique du Sud, ainsi que des représentants des pays de la région.

Le président du Burundi, Domitien Ndayizeye et Pierre Nkurunziza conduisaient respectivement leur délégation.

Bien que le CNDD-FDD se dise optimiste quant à l'issue des négociations futures en confirmant son engagement de stopper les attaques contre les troupes gouvernementales au cours des pourparlers, il reprochait toutefois au gouvernement d'avoir conduit les discussions dans une impasse.

"Nous avons accepté les propositions de la Région [l'Initiative Régionale] selon lesquelles le CNDD-FDD occuperait 40 % des postes dans la future armée, dans la police et dans les services de renseignement, mais c'est le gouvernement qui n'a pas voulu accepter," a expliqué après les négociations Salvator Ntacobamaza, l'adjoint au secrétaire général du CNDD-FDD.

Concernant la répartition politique du pouvoir, Salvator Ntacobamaza a réaffirmé la volonté du CNDD-FDD d'obtenir la présidence du parlement. Cette exigence leur avait toujours été refusée. L'Initiative Régionale proposait en revanche le poste de ministre d'Etat, alors que le gouvernement offrait le poste de deuxième adjoint à la présidence du parlement. Aucun de ces postes ne satisfaisait cependant le CNDD-FDD.

Les analystes ont estimé qu'à travers ces négociations, le CNDD-FDD essayait, sur le plan politique, de partager de manière égale le pouvoir au Burundi entre les principaux partis politiques: l'UPRONA, le FRODEBU et le CNDD-FDD.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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