Trois hélicoptères MI-17, protégés par deux hélicoptères d'attaque MI-25 ont déposé dans cette localité 25 soldats commandos bangladais, du personnel du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et des fonctionnaires des sections civiles de la Monuc, a précisé le communiqué.
Près de 800 personnes, cachées dans les forêts environnantes, ont alors accouru vers Fataki où les habitations traditionnelles ont été entièrement détruites. Selon les témoignages des populations locales rapportés par le communiqué, la localité de Fataki a été la cible de plusieurs attaques notamment le 19 juillet, le 31 juillet et le 5 août. Elles ont été attribuées aux Forces Armées Populaires du Congo (FAPC) et au Front des Nationalistes et Intégrationnistes (FNI), selon les témoignages recueillis sur place par la Monuc. Au moins 140 personnes auraient été assassinées et déjà enterrées d'après les dires de la population.
Le communiqué relate encore des témoignages d'après lesquels des habitants de Fataki ont été conduits de force à Livo, Ali, Aru, Kpakala, Kwandroma pour y subir un travail forcé. Des femmes feraient, par ailleurs, l'objet d'exploitation sexuelle. Pour l'heure néanmoins, seuls des témoignages de personnes échappées de Livo ont pu être entendus, a précisé le communiqué.
A l'occasion de cette opération la Monuc a acheminé des médicaments de première nécessité, des bâches et des cartons de biscuits qui ont été distribués par l'UNICEF. La mission a aussi permis de restaurer la confiance au sein de la population et d'évaluer la sécurité dans la zone avant le déploiement prochain de la Brigade Ituri.
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