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Le nouveau gouvernement fait de la résolution du conflit en Ituri sa priorité

La résolution du conflit en Ituri a été la priorité du gouvernement d'union nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), lors de sa première réunion vendredi dernier.

"Nous avons décidé de traiter en priorité la question de l'Ituri, où des affrontements persistent en dépit de la paix et de l'unité qui se reconstruisent à Kinshasa. Nous allons y envoyer dans un bref délai une police intégrée et même une force combattante car nous devons arrêter les hostilités, les viols, les vols et les autres violations des droits de l' Homme qui s'y commettent" a expliqué Venant Tshipasa, ministre des affaires foncières provenant du mouvement de l'opposition non armée.

La Monuc, la mission des Nations Unies en RDC, a par ailleurs rapporté dans une note du 25 juillet que les différents groupes rivaux en Ituri ont établi des mécanismes de vérification, en vue de prévenir de futurs affrontements entre groupes ethniques. Il s'agit du résultat de leur réunion de mercredi et de jeudi dernier qui s'est tenue à Bunia sous l'égide de la Monuc.

Les affrontements entre les ethnies Lendu et Hema dans la riche région d' Ituri ont causé, depuis 1999, plus de 50 000 victimes et 500 000 déplacés selon les organisations non gouvernementales. La mission des Nations Unies en RDC, la Monuc, n'a pas déployée d'observateurs en dehors de Bunia, alors que le mandat de la force intérimaire d'urgence, envoyée par l'Union Européenne et placée sous le commandement français, n'a pas reçu mission d'agir en dehors de cette ville.

La date de la réunion avait été retardée à la suite du refus des ministres et des vice-ministres des deux principaux anciens mouvements rebelles ( le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD et le Mouvement pour la Libération du Congo, MLC) de jurer loyauté au président Joseph Kabila. Les 14 ministres et 8 vice-ministres concernés ont intégré le gouvernement en prêtant, jeudi dernier, un serment différent des autres membres par lequel ils ont juré loyauté au président Joseph Kabila mais aussi aux institutions et aux lois du pays.

Mais selon le ministre des travaux publics et des infrastructures, José Endundo (MLC) "la réunion s'est tenue dans un climat serein, de confiance et de paix".

"Il y a eu des accolades entre le président Joseph Kabila et les leaders du MLC et du RCD ainsi qu'avec les autres membres du conseil. A la fin de la réunion, nous avons pris un verre et nous nous sommes rassemblés, sans ordre, autour du président Joseph Kabila pour la photo de famille" a rapporté Anseleme Enurunga, issu de la milice traditionnelle Mayi Mayi et ministre de l'environnement.

Les membres des différents mouvements rebelles ont laissé la garde des Nations et leurs gardes du corps à l'extérieur de la cité de l'OUA où s'est déroulée la réunion.

"Nous étions tous pris en charge par la sécurité présidentielle. Seuls [les vice-présidents] Azarias Ruberwa (RCD) et Jean-Pierre Bemba (MLC) ont été accompagnés d'un garde du corps chacun" a précisé Enurunga.

Selon un accord conclu entre toutes les composantes du gouvernement transitoire, les vice-présidents disposent chacun de 108 gardes du corps, les ministres en ont 13 et les vice-ministres 8. "Un centre opérationnel conjoint de sécurité" a été créé "pour éviter les accrochages entre gardes du corps des différentes mouvances et pour coordonner leurs déplacements".

Le gouvernement a également décidé d' uniformiser les emblèmes et les armoiries, de restaurer un système monétaire unique et d'assurer la libre circulation des biens et des personnes sur l'ensemble du territoire.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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