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Plusieurs interpellations dans une mosquée

Les forces de sécurité mauritaniennes ont procédé, vendredi dernier, à l'arrestation de plusieurs douzaines de personnes, dans la capitale Nouakchott, pour avoir empêché l'interpellation d'un imam considéré comme extrémiste par le gouvernement, ont rapporté lundi des témoins oculaires .

La police avait une fois essayé d'arrêté l'Imam, El Hacen Ould Habiboula, à la mosquée Arafat pendant qu'il y donnait un sermon le 18 juillet, mais elle s'était heurtée au refus d'une foule de partisans.

Les témoins ont raconté que la police a tenté de nouveau de le prendre pendant la prière de vendredi, mais a été empêchée encore une fois par ses sympathisants.

Plusieurs personnes ont été arrêtées dans la mêlée à cette occasion, et lundi, plusieurs d'entre elles étaient toujours en détention, ont-ils ajouté.

Des sources judiciaires ont révélé que 4 personnes interpellées après l'incident du 18 juillet à la mosquée de Arafat, avaient comparu jeudi dernier devant le procureur général, sous l'accusation de menacer l'ordre public et avaient été renvoyées en garde à vue.

Les tentatives du gouvernement pour arrêter l'érudit musulman, sont les derniers signes révélant que le Président Maaouiya Sid'Ahmed Ould Taya continue de traquer les radicaux islamistes, qu'il a accusés d'être les instigateurs de la tentative de coup d'Etat contre le gouvernement, le 8 juin dernier. Le soulèvement a conduit à deux jours d'intenses combats à Nouakchott avant que le pro-occidentaux Ould Taya ne rasseye son autorité.

L'événement a été précédé par l'arrestation de plus de 30 radicaux islamistes et activistes de l'opposition, la fermeture d'un journal de l'opposition en mai, et par l'exercice du gouvernement d'un strict contrôle sur les activités religieuses dans les mosquées.

Au début du mois de juin, quelques jours avant la tentative du coup d'Etat, le gouvernement a pris un décret déclarant les mosquées comme "institutions publiques". Cette décision a permis à la classe dirigeante de s'arroger le pouvoir de nommer les imams et de réglementer les discours et les sermons délivrés dans ces lieux de culte.

Les mosquées avaient jusqu'ici été considérées comme des organisations privées de charité qui échappaient à l'emprise des autorités.

Ould Taya, un ancien colonel de l'armée, est arrivé à la tête de cette nation désertique de 2,5 millions d'habitants par un coup d'Etat militaire. Il avait développé des liens étroits avc le gouvernement Baathiste de Saddam Hussein en Irak. Cependant, Ould Taya a interrompu ses relations avec Bagdad et a travaillé à un rapprochement avec les Etats-Unis et la France, suite à l'invasion du Koweit en 1990.

Une année plus tard, il légalisait les parties d'opposition et organisait des élections régulières. Toutefois, il a conservé un étroit contrôle du pouvoir d'Etat en Mauritanie, pays constitutionnellement désigné comme une République Islamique.

Ould Taya, qui a échappé à plusieurs coups d'Etat durant ses 19 ans de règne, pourrait éventuellement briguer un nouveau mandat de 6 ans aux élections présidentielles du 7 novembre.




This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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