Le président Olusegun Obasanjo, a ajouté le porte-parole, en a donné l'ordre il y a une semaine. "Nous travaillons sans relâche pour qu'ils soient fin prêts et nous nous préparons au déploiement dans deux semaines", a-t-il déclaré à IRIN vendredi.
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a indiqué cette semaine qu'elle envisageait de déployer quelque 1 500 militaires au Liberia dans les deux prochaines semaines, pour surveiller le cessez-le-feu fragile, négocié sous l'égide de l'organisation régionale, et pour protéger les civils de nouveaux accrochages entre les rebelles et les troupes loyales au président Charles Taylor aux abois.
Taylor, qui a été inculpé pour crimes de guerre par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone associé aux Nations Unies, subit à la fois la pression des rebelles et du gouvernement américain pour renoncer au pouvoir. Dimanche dernier, il a accepté une offre d'asile au Nigeria.
Il a néanmoins déclaré qu'il ne démissionnerait et ne quitterait le pays qu'après l'arrivée au Liberia d'une force internationale, dirigée de préférence par les Etats-Unis, "pour prévenir un chaos". Il a également insisté sur la levée de son inculpation.
Le président en exercice de la CEDEAO, John Kufuor, qui est également président du Ghana, cité par Reuters, aurait affirmé à Maputo, en Mozambique, qu'il espérait qu'une première force composée du Nigeria, du Ghana, du Mali et probablement du Sénégal, arriverait dans la capitale libérienne Monrovia vers le 20 juillet.
Cette force serait suivie par d'autres contingents de la CEDEAO et peut-être aussi d'Afrique du Sud et du Maroc, a souligné M.Kufuor. Après le départ de M. Taylor et le déploiement de la force de maintien de la paix, le Liberia sera gouverné par une administration transitoire avant l'organisation d'élections dès octobre 2004, a-t-il poursuivi.
M. Kufuor a également signalé que l'offre d'asile du Nigeria à M.Taylor ne rendrait pas celui-ci juridiquement intouchable à vie. "Le principe d'impunité est un principe éternel. Somme toute, combien de temps a-t-il fallu pour arrêter et juger les criminels de guerre de la Deuxième Guerre Mondiale? ".
"Si on découvre que quelqu'un a commis un génocide à un moment donné, je suis sûr que le système judiciaire international se mettra en marche contre une telle personne", a-t-il ajouté.
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