1. Accueil
  2. Afrique
  3. Afrique de l'Est
  4. République démocratique du Congo

Des réfugiés libériens continuent d'arriver à Tabou

Environ 2 000 réfugiés libériens fuyant le comté du Maryland, ravagé par la guerre dans le sud-est du pays, sont arrivés en fin de semaine à Tabou, une ville frontalière ivoirienne, exerçant ainsi une pression accrue sur son infrastructure sociale déjà en bien mauvais état, ont signalé mardi des travailleurs humanitaires.

Au cours des deux dernières semaines, des travailleurs humanitaires rentrés d'une mission à Tabou avaient informé que 15 000 personnes au moins étaient entrées en Côte d'Ivoire, en provenance du Liberia. La plupart sont des Libériens antérieurement déplacés. Il y aurait également des Ivoiriens et d'autres ressortissants ouest-africains qui avaient fui au Liberia au plus fort de la crise ivoirienne.

La mission regroupait l'agence nationale ivoirienne pour les réfugiés, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), l'Oxfam et le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (BCAH/OCHA). A Tabou, les besoins les plus urgents sont les abris, la nourriture, les soins de santé et l'eau potable, ont-ils informé.

"Tandis que certains réfugiés ont trouvé refuge chez des habitants locaux, quelque 2 500 autres se sont réfugiés dans un centre du HCR prévu pour 700 personnes ", a indiqué OCHA. "La Mission catholique en a accueilli plus de 1 200 dans son enceinte ".

Les agences humanitaires de l'ONU, ainsi que des ONG nationales et internationales, tentent de prêter assistance aux réfugiés. Or Tabou ne reçoit qu'une heure d'électricité et d'eau potable par jour, ce qui fait qu'il est bien difficile de répondre aux besoins des réfugiés. L'approche de la saison des pluies et l'animosité à l'égard des réfugiés qui règne chez les communautés locales ne font que compliquer la situation, ont déclaré les travailleurs humanitaires.

Les réfugiés apeurés, selon le HCR, arrivent principalement à travers les points d'entrée de Yéoli et Néro, et racontent des histoires de lourds combats entre les forces gouvernementales libériennes et les forces rebelles qui se battent pour le contrôle de la région en dépit des averses torrentielles entravant le déplacement dans la région en cette saison des pluies.

"C'est la troisième fois en dix ans que je suis réfugié ici ", a affirmé à la mission de deux jours, Moses Greenfield, un réfugié âgé de 72 ans.

Le HCR, qui a gardé un bureau à Tabou depuis 1989, s'emploie à identifier d'autres villages disposés à accepter des Libériens fuyant les hostilités. Son personnel a rencontré des chefs de villages ivoiriens et a apporté une assistance aux communautés qui seraient prêtes à accueillir des réfugiés.

"Nous sommes dans une course contre les conditions climatiques et contre le mauvais état de santé des nouveaux arrivants ", a commenté Panos Moumtzis, représentant intérimaire du HCR à Abidjan. " Nous sommes très inquiets pour les enfants si les flambées diarrhéiques venaient à se répandre ".

L'Organisation des migrations internationales (OIM) a annoncé mardi qu'elle allait organiser à la fin de cette semaine un convoi de six autocars pour transporter 400 réfugiés au Burkina Faso en passant par le Ghana. Environ 1 456 citoyens ouest-africains se trouvent parmi les déplacés à Tabou, notamment des Maliens, des Nigérians et des Sénégalais qui s'étaient inscrits auprès de l'OIM pour un rapatriement volontaire.

Les agents humanitaires ont indiqué que le récent déploiement de soldats de la paix dans la région instable de l'ouest ivoirien leur avait permis de reprendre des activités minimales dans la zone. Au cours des semaines passées, ils ont multiplié les visites sur place pour évaluer les moyens d'assister les déplacés. Ces derniers englobent des personnes affectées par les combats aussi bien au Liberia qu'en Côte d'Ivoire, où huit mois de guerre civile ont fait suite à la tentative de Coup d'Etat du 19 septembre 2002.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a envoyé en fin de semaine une grande quantité de secours à 200 000 personnes se trouvant à Daloa et à Guiglo (deux villes de l'ouest), et à 300 000 autres à Man. Les secours sont notamment composés de 2 000 moustiquaires imprégnés, de savon et de paquets de biscuits à haute teneur en vitamines pour les femmes et les enfants vulnérables.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Right now, we’re working with contributors on the ground in Ukraine and in neighbouring countries to tell the stories of people enduring and responding to a rapidly evolving humanitarian crisis.

We’re documenting the threats to humanitarian response in the country and providing a platform for those bearing the brunt of the invasion. Our goal is to bring you the truth at a time when disinformation is rampant. 

But while much of the world’s focus may be on Ukraine, we are continuing our reporting on myriad other humanitarian disasters – from Haiti to the Sahel to Afghanistan to Myanmar. We’ve been covering humanitarian crises for more than 25 years, and our journalism has always been free, accessible for all, and – most importantly – balanced. 

You can support our journalism from just $5 a month, and every contribution will go towards our mission. 

Support The New Humanitarian today.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join