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Possibilité d’un nouveau report des élections législatives

Map of Guinea-Bissau
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Les élections législatives, déjà reportées à plusieurs reprises et prévues pour le 6 juillet, sont " techniquement impossibles " en raison du financement inadéquat et de l'impossibilité de mettre à jour les listes électorales dans les délais impartis, ont déclaré des diplomates.

"Il existe des problèmes surtout de financement et cela ne risque pas de changer de si tôt ", a signalé vendredi à IRIN un diplomate, dans un entretien téléphonique depuis la capitale, Bissau. " Les donateurs insistent sur les réformes politiques et économiques avant d'apporter un appui au processus électoral ".

L'agence de presse portugaise LUSA, citant le porte-parole de la Commission nationale électorale, Filomeno Lobo de Pina, a indiqué que l'organisation des élections le 6 juillet était " techniquement impossible " car le processus de mise à jour des listes électorales n'a pas été achevé.

Initialement prévues en février dernier, les élections ont été reprogrammées pour le 20 avril afin de permettre une mise à jour des listes électorales du 17 avril au 6 mai, une requête clé de la part de l'opposition et de la communauté internationale.

Le leader de l'Alliance socialiste de Guinée Bissau, Fernando Gomez, a également déclaré à Radio France Internationale (RFI) que les conditions n'étaient pas réunies pour la tenue des élections. " On ne peut plus dire que les gens vivent dans la pauvreté ", a affirmé M. Gomez à RFI mercredi. "Ils vivent dans une misère abjecte. La Guinée-Bissau n'a jamais vécu une si profonde crise économique [et] cette instabilité sans précédent…les travailleurs n'ont pas été payés depuis sept mois".

Mais le ministre de la Défense de la Guinée-Bissau, Filomena Tipote, a déclaré mercredi à la télévision portugaise que les fonctionnaires publics étaient payés. L'inquiétude majeure concernant les élections, a-t-elle souligné, réside dans les moyens de financer le processus.

Le président Kumba Yala a remporté les élections de l'an 2000, dissout l'Assemblée nationale et installé un gouvernement en novembre 2002, accusant le parlement de sabotage. Il a ensuite appelé à des élections anticipées mais le pays ne cesse depuis de se débattre dans une crise politique et économique, après le renvoi par M.Yala de plusieurs ministres et hauts fonctionnaires.

Le mois dernier, le gouvernement a été une fois de plus au bord de la dissolution après une plainte de l'armée à la suite de la démission, le 21 avril, et de l'arrestation du ministre de la Défense, Marcelino Lopes Cabral. Cette situation a obligé M.Yala à rencontrer, le 7 mai, des commandants militaires et des ministres clé mécontents pour s'entretenir de la crise.

La Guinée-Bissau est un petit pays de 1,2 million d'habitants situé sur la côte de l'Afrique de l'Ouest. Le conflit de 1998-1999 a laissé en ruine l'infrastructure de base et a conduit à une aggravation de la pauvreté, qui était déjà fortement répandue, selon la Banque mondiale. " La performance macroéconomique a été en deçà des attentes. En 2001, il n'y a pas eu de croissance économique et ce, du fait de la faiblesse de la demande suite à la chute des prix de la noix de cajou à l'exportation et d'une perte significative de l'assistance étrangère ", a précisé la Banque.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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