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Des milliers de personnes fuient les combats à Bunia et le risque de maladies

Environ 50 000 personnes dans le sud ont pris la fuite à pied pour échapper aux combats à Bunia, dans le district de l'Ituri au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi l'ONG internationale World Vision (WV). Des responsables de l'ONU ont mis en garde contre le risque d'une catastrophe humanitaire si la communauté internationale n'intervient pas pour arrêter les effusions de sang causées par les milices rivales Hema et Lendu.

WV a indiqué que les personnes en fuite, principalement des femmes et des enfants, marchaient le long de la route reliant Bunia à Beni et se
dirigeaient vers Eringeti, à 143 km au sud de Bunia. En collaboration avec d'autres ONG à Eringeti, les responsables de WV ont indiqué qu'ils aidaient déjà les personnes déplacées par des combats antérieurs survenus dans la région.

«Les ONG internationales doivent faire de leur mieux, dès que possible,
pour sauver des milliers de personnes menacées de famine dans la jungle
équatoriale, » a expliqué Dieudonné Kasonga, ingénieur des eaux pour WV.

A Bunia, la Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a déclaré jeudi que la situation humanitaire reste la principale source de préoccupation. La MONUC fait savoir qu'elle abrite 12 000 personnes - 6 000 dans son enceinte à Bunia et le reste dans un camp de réfugiés près de l'aéroport, sous contrôle de l'ONU. Au moins trois cas de dysenterie ont été notifiés et les travailleurs
humanitaires craignent l'apparition imminente de cas de choléra.

Depuis lundi, une équipe composée de membres de la MONUC, du Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), du Fonds de l'ONU pour l'enfance (UNICEF), du Bureau humanitaire de la Communauté européenne (ECHO) et des ONG, COOPI et Oxfam-Royaume-Uni s'est rendue à Bunia pour apporter une aide médicale et installer des points d'eau dans les camps.

Fred Eckhard, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré qu'OCHA avait recruté une équipe médicale congolaise de Goma, composée de trois chirurgiens travaillant dans un dispensaire mobile pour soutenir l'équipe médicale de l'ONU.

Les responsables de la MONUC ont tenté ce jeudi de négocier un cessez-le-feu entre les factions belligérantes, a indiqué M. Eckhard. « L'adjoint au commandant des forces de la Mission de l'ONU en RDC, le général de brigade Roberto Martinelli, a rencontré aujourd'hui le chef des diverses factions
belligérantes pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu de 24 heures en vue d'installer les personnes déplacées vers des endroits plus sécurisés, » a-t-il précisé au Siège des Nations Unies à New York.

M. Eckhard a ajouté que cinq personnes ont été tuées et une centaine blessées dans une attaque au mortier dans l'enceinte de l'ONU ce mercredi.
Il a précisé qu'on ne disposait d'aucune nouvelle information sur la
disparition de deux observateurs militaires de l'ONU survenue mardi.

Dans la capitale commerciale tanzanienne, Dar-es-Salaam, le président congolais, Joseph Kabila, a poursuivi vendredi les pourparlers avec des représentants des milices belligérantes de Bunia pour tenter de garantir un cessez-le-feu, ont annoncé les organes d'information. Les pourparlers ont commencé jeudi.

La recrudescence des combats entre milices Hema et Lendu à Bunia s'est
produite après le retrait d'environ 6 000 troupes ougandaises qui occupaient
la ville. Lundi, des combattants du mouvement rebelle Hema, l'Union des
patriotes congolais (UPC) a repris le contrôle de la ville aux mains des
combattants Lendu.

La MONUC a confirmé qu'une nouvelle « vague d'atrocités » avait eu lieu au
cours du week-end, ajoutant qu'un grand nombre de corps, victimes de
massacres ou d'exécutions arbitraires, jonchaient les rues de Bunia ».


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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