The New Humanitarian Annual Report 2021

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Le Secrétaire-Général de l'ONU publie son premier rapport sur la Côte d'Ivoire

UN Secretary-General Kofi Annan
UN Secretary-General Kofi Annan. (Lusa News)

Le Secrétaire-Général de l'ONU, Kofi Annan, a mis en relief le rôle que les Nations Unies pourraient jouer dans la consolidation des efforts de paix en Côte d'Ivoire, dans son premier rapport sur la crise dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Le rapport, rendu public cette semaine, est centré sur les conclusions et les recommandations d'une mission pluridisciplinaire d'évaluation qui a visité du 24 février au 7 mars le pays déchiré par la guerre. Le mandat de la mission, dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Hédi Annabi, était de s'informer de la situation sur place et de rédiger un cadre de travail pour un futur rôle de l'ONU dans l'application de l'Accord de Linas-Marcoussis conclu à la fin janvier en France, qui, selon le rapport, « offre au peuple ivoirien la meilleure chance de régler pacifiquement le conflit ».

La mission Annabi a tenu de nombreuses réunions, notamment avec le président ivoirien Laurent Gbagbo, avec des responsables gouvernementaux, des agences de l'ONU, les forces armées, des groupes de la société civile, et avec le Représentant spécial de M. Annan pour la crise ivoirienne, Albert Tevoedjre. Elle s'est également rendue dans plusieurs localités de l'arrière-pays pour s'enquérir de la situation humanitaire et sécuritaire et pour assister au déploiement des troupes françaises et ouest-africaines chargées de faire appliquer le cessez-le-feu signé le 17 octobre 2002.

Les propositions faites par la mission à l'issue d'un séjour de deux semaines dans le pays se divisent en deux catégories : militaire et civile.

Dans la sphère militaire, M. Annan a présenté quatre options basées sur les recommandations de la mission : a) créer une équipe militaire consultative ; b) déployer un groupe de liaison militaire; c) déployer des observateurs militaires dans tout le pays ; d) lancer une opération de maintien de la paix en bonne et due forme.

"Il est recommandé qu'initialement le Conseil de sécurité envisage d'approuver l'option (b), qui consiste en une action qui répondrait souplement au processus politique, qui commence à s'animer et qui offrirait une structure pour une démarche cohérente appuyant l'application des aspects militaires de l'Accord de Linas-Marcoussis", explique le rapport. Les autres options, en particulier la quatrième option, « ne serait envisagée qu'en cas de changement majeur de la situation sur le terrain ou de l'engagement des forces françaises et de celles de la CEDEAO ».

Les propositions relatives aux questions non militaires s'articulent autour de la nécessité de garantir que les élections, qui seront organisées dans trois ans, soient ouvertes et crédibles. « Etant donné que les élections prévues en 2005 auront des enjeux importants et que les questions devant être examinées au préalable sont d'une nature délicate, en particulier celles qui ont trait à l'identité nationale et aux conditions requises pour se présenter à l'élection présidentielle, plusieurs partenaires ont suggéré à la mission d'évaluation que l'ONU organise ces élections et veille à leur bon déroulement », a déclaré M. Annan au Conseil de sécurité. "Je crois que l'Organisation devrait fournir l'assistance la plus importante possible dans le cadre du processus électoral ».

Le Secrétaire-Général a fait part de son intention, "si on me le demande", de dépêcher une mission d'évaluation électorale dans le pays pour assister le gouvernement dans ses préparatifs.

Le rapport de 25 pages traite également d'autres questions importantes, notamment des droits de l'Homme, des médias et de la situation humanitaire en général.

Dans ses observations finales, M. Annan a écrit : "Une fois mis en place et devenu opérationnel, le gouvernement de réconciliation nationale devra déterminer rapidement comment il envisage d'appliquer le programme de Marcoussis et établir un calendrier à cette fin [...]. Entre-temps, je recommande au Conseil de sécurité d'approuver les arrangements proposés à la section IX du présent rapport concernant le soutien de l'ONU au processus de paix ivoirien, et de créer à cette fin une mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire, qui s'appellerait 'MINUCI' (Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire) ».

[Le rapport complet est disponible sur le site :
http://ods.ddsny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N03/294/63/PDF/N0329463.pdf?OpenElement ]



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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