1. Accueil
  2. Afrique
  3. Afrique de l'Est
  4. République démocratique du Congo

La Libye bombarde une ville au nord de la capitale

Deux avions libyens ont bombardé vendredi la ville de Damara, à 76 km au nord de la capitale centrafricaine, Bangui, en vue de chasser les rebelles qui contrôleraient la ville, a informé le Coordonnateur du Bureau de l'ONU.

Après avoir effectué plusieurs vols de reconnaissance, les avions ont
bombardé les quartiers résidentiels de Bambari mais sans avoir fait,
semble-t-il, aucune victime. Aucune nouvelle information n'a filtré dimanche de la ligne de front sur l'axe routier reliant Bangui à Damara. Il était également difficile de savoir ce qui se passait dans le nord du pays d'autant que les rebelles ont confisqué tout le matériel de communication par
radio, a précisé l'ONU.
Face à une éventuelle reprise des hostilités dans la capitale, Bangui, un mouvement général de personnes était observé à l'extérieur des quartiers nord de la ville, a-t-on appris de source sûre pendant le week-end. Le directeur du Programme alimentaire mondial en RCA, David Bulman, a indiqué que l'institution a prépositionné de la nourriture autour de Bangui avec l'appui de groupes religieux prêts à accueillir des personnes déplacées.

Ce dimanche, aucune institution humanitaire de l'ONU n'a pu sortir d'un périmètre de 10 km à l'extérieur de la capitale.

Un analyste de la région a confié à IRIN qu'en cas de règlement pacifique au conflit actuel, les soldats - environ un millier - du groupe rebelle, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) dirigé par Jean-Pierre Bemba - qui ont pillé, violé et commis des actes de violence - devront rentrer chez
eux en passant par Bangui. Un climat d'intense animosité s'est installé
entre les habitants centrafricains et la milice congolaise qui est, selon
toute apparence, venue porter secours au président de la RCA, Ange-Félix
Patassé en vue de réprimer l'insurrection lancée par d'anciens soldats fidèles à l'ancien chef de l'état-major militaire, le général François Bozizé.

Dimanche, aucun engagement n'avait encore été pris en ce qui concerne le
retrait des soldats du MLC du territoire centrafricain, a indiqué l'ONU. M.Patassé est soumis à une pression croissante, de la part des membres de l'Assemblée nationale qui réclament la démission du président et du premier ministre.

Le gouvernement a bien d'autres difficultés à résoudre, notamment le non versement des salaires des fonctionnaires. Des sources locales ont fait état à IRIN de la colère publique qui s'est déclenchée lorsque le gouvernement a engagé des soldats du MLC alors qu'il n'est pas en mesure de payer ses fonctionnaires.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Right now, we’re working with contributors on the ground in Ukraine and in neighbouring countries to tell the stories of people enduring and responding to a rapidly evolving humanitarian crisis.

We’re documenting the threats to humanitarian response in the country and providing a platform for those bearing the brunt of the invasion. Our goal is to bring you the truth at a time when disinformation is rampant. 

But while much of the world’s focus may be on Ukraine, we are continuing our reporting on myriad other humanitarian disasters – from Haiti to the Sahel to Afghanistan to Myanmar. We’ve been covering humanitarian crises for more than 25 years, and our journalism has always been free, accessible for all, and – most importantly – balanced. 

You can support our journalism from just $5 a month, and every contribution will go towards our mission. 

Support The New Humanitarian today.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join