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Le HCR craint des tensions ethniques parmi les réfugiés de Bangui

Country Map - DRC
The DRC (IRIN)

Des fonctionnaires du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont annoncé mercredi que les tensions ethniques qui déchirent la République centrafricaine (RCA) pourraient déborder chez sa voisine, la République démocratique du Congo (RDC), avec l'arrivée de réfugiés qui
fuient un coup d'État manqué dans la capitale de la RCA, Bangui.

Les éléments armés fidèles au général François Bozizé, ancien chef d'état-major de l'armée centrafricaine, ont lancé une offensive contre les
forces gouvernementales, le 25 octobre.

Beaucoup de Centrafricains se sont rassemblés sur les rives du fleuve
Oubangui, dans l'espoir de gagner la RDC voisine. « Nous craignons que les
combats interethniques entre les Kaba, le groupe ethnique du président
actuel de Centrafrique, Ange-Félix Patassé, et les Yakoma, groupe ethnique de l'ancien président, André Kolingba, ne finissent par gagner les camps de réfugiés centrafricains en RDC », a confié à IRIN Fatoumata Kaba,
porte-parole du HCR à Kinshasa.

Au moins 3 400 réfugiés Yakoma de la RCA, qui se sont enfuis lors de
précédents soulèvements, vivent encore dans le camp de réfugiés de Mole,près de Zongo en RDC, le long de l'Oubangui.

D'anciens soldats de l'armée centrafricaine appartenant à l'ethnie Yakoma (qui ont été désarmés) se trouvent pour leur part dans un camp situé à quelque 135 km plus au sud, en RDC.

« Ces gens sont en exil parce qu'ils ont été persécutés par le régime
actuel. Si des groupes de Kaba traversent ensemble (le fleuve), il pourrait y avoir des problèmes », prévient Mme Kaba.

Toutefois, même si plusieurs Kaba sont massés le long du fleuve, seul un
petit nombre d'entre eux l'ont déjà traversé. Le HCR déclare que la plupart de ces personnes se sont retrouvées plutôt désemparées au sein d'une masse d'autres groupes ethniques, incapables de traverser le fleuve à cause du harcèlement exercé par l'armée centrafricaine.

Seulement 42 personnes ont pu traverser l'Oubangui depuis le début des hostilités à Bangui, vendredi dernier. « Un couple qui est parvenu sur l'autre rive tard mercredi soir s'est plaint d'avoir été obligé de payer 7 000 francs CFA [environ dix dollars américains] pour traverser », aux dires de Mme Kaba. Une telle somme dépasse les moyens de la plupart des Centrafricains. « Beaucoup de personnes sont empêchées de traverser (le fleuve) par la garde présidentielle de Centrafrique, qui leur réclame mille francs CFA pour traverser », a-t-elle ajouté.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC), mouvement rebelle de Jean-Pierre Bemba, soutenu par l'Ouganda et qui contrôle une grande partie des régions nord de la RDC, a dépêché ses troupes à Bangui pour combattre aux côtés des forces gouvernementales de la RCA.

Jeudi, cette alliance MLC-armée, comprenant aussi 200 soldats libyens, avait réussi à repousser les rebelles hors de Bangui.

Des représentants du HCR ont été dépêchés le long des rives de l'Oubangui pour observer l'arrivée des réfugié et négocier avec les forces du gouvernement de la RCA pour permettre aux demandeurs d'asile de se rendre en RDC.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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