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Découverte de cas d'hépatite E dans les banlieues de Bangui

Des techniciens médicaux ont décelé la présence de l'hépatite E dans les
banlieues du nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), après trois mois d'incertitude.

"Lorsque le médecin-coordonnateur du centre de santé de Bégoua nous a
prévenus, le 22 juillet, nous avons envoyé sur place une mission
d'évaluation, qui a confirmé l'existence d'un problème grave", a déclaré à IRIN mercredi le Dr Carlos Recio, coordonnateur médical de Medicos Sin Fronteras (MSF-Espagne).

Il a révélé que les premiers tests sanguins rapportés par l'Institut Pasteur de mardi à mercredi ont démontré que 48 des 98 échantillons analysés ont confirmé la présence de la maladie.

Un comité d'urgence a été mis en place pour s'attaquer au problème. Il
comprend des représentants du ministère de la Santé, de MSF, de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Institut Pasteur et du
Laboratoire national.

L'OMS indique que le virus de l'hépatite E cause une forme aiguë,
sporadique et épidémique de l'hépatite virale. Les symptômes typiques de la maladie incluent la jaunisse, l'anorexie, des inflammations du foie, des
douleurs et une sensibilité abdominales, des nausées et des vomissements, et de la fièvre, selon l'agence. La maladie se propage par la voie orale-fécale, et elle a été impliquée dans plusieurs débuts d'épidémie reliés à la nourriture et à l'eau.

"La consommation d'eau potable contaminée par des excréments a donné lieu à des cas d'épidémies, et l'ingestion de crustacés crus ou non-cuits a causé des cas sporadiques dans les zones endémiques", rapporte cette agence de l'ONU.

MSF, la Croix-Rouge centrafricaine et une ONG locale, Jeunesse
centrafricaine conquérante pour le développement, ont intensifié leur
campagne publique d'information dans les divers quartiers de Bégoua. L'OMS
signale que les mesures de contrôle de la maladie doivent inclure la
fourniture d'une eau potable sécuritaire, l'évacuation adéquate des déchets sanitaires, ainsi que d'autres mesures.

Conformément à ces instructions, MSF a proposé que les puits soient creusés à au moins 30 mètres des latrines, que le Gouvernement fasse strictement respecter ses lois sur les animaux domestiques et qu'il fournisse au public une eau pure.

"Avec le retour de la saison sèche, nous espérons que les épidémies
disparaîtront", de déclarer M. Recio.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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