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Des groupes de la société civile appellent à un cessez-le-feu

Un consortium de 50 groupes de la société civivile libérienne a appelé à un cessez-le-feu dans les combats entre les soldats de l’armée régulière et les rebelles dans le nord et le nord-ouest du Liberia.

Le groupe, qui s’est prénommé le Mouvement de la société civile libérienne [Civil Society Movement of Liberia (CSML)], a exhorté vendredi au déploiement au Liberia d’une force de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies ou de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour veiller à la mise en œuvre du cessez-le-feu.

Le CSML a également invité le président Charles Taylor à lever l’état d’urgence dans le pays et à retirer les hommes armées des rues de Monrovia afin de réduire la tension dans la ville.

La sécurité dans la capitale a été renforcée au cours des dernières semaines, avec des soldats présidentiels opérant des barrages routiers et postés à l’angle des rues et sur les toits.

Réagissant au message du CSML sur la radio nationale samedi, Harrison Luo, vice-président du Parti pratriotique national au pouvoir a déclaré que le gouvernement « allait tout faire pour protéger le peuple libérien » mais que c’était «irresponsable » de la part du CSML de demander le retrait des hommes armés des rues de la ville.

Les troupes avaient été déployées pour renforcer la sécurité nationale face aux menaces contre la nation, a-t-il ajouté.

Le CSML a indiqué son intention d’entamer « une protestation pacifique pour influencer un cessez-le-feu et un dialogue réel conduisant à de véritables élections démocratiques », en dépit de l’existence d’un état d’urgence imposé en février.

Par ailleurs, le New Deal Mouvement, un parti d’opposition nouvellement enregistré, aurait été empêché de tenir une réunion la semaine dernière. Son président, Alaric Tokpa, a affirmé au cours d’une conférence de presse samedi que les autorité avaient refusé au Mouvement l’autorisation de se rassembler aussi bien dans le bâtiment du YMCA que dans une église.

Des officiels gouvernementaux ont nié avoir empêché le parti de se réunir.

Le New Deal Movement est au nombre des partis d’opposition ayant boycotté la conférence libérienne sur la paix, qui se poursuit actuellement. Il a insisté qu’il organisera ses propres réunions pour qu’elles coïncident avec la conférence.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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