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La rencontre sur la paix dans l’Etat du Plateau dénonce les milices

Des responsables gouvernementaux et des personalités politiques et communautaires se sont rencontrés dimanche pour débattre des moyens de mettre fin aux troubles ethniques et religieux qui déchirent l’Etat du Plateau au Nigeria, et ont dénoncé l’émergence des milices, en affirmant qu’elles sont un facteur déterminant dans l’aggravation du conflit.

Ont assisté à la réunion dans la capitale de l’Etat, Jos, organisée par le gouverneur, Joshua Dariye, plus de 80 participants issus de groupes des droits de l’homme, des chefs traditionnels et des communautés affectées par les accrochages religieux et ethniques durant l’année écoulée.

"Les agences de sécurité doivent redoubler leurs efforts de détection et de prévention des flambées de violence », est-il recommandé dans le communiqué officiel publié à la fin de la réunion.

"Les organisateurs et les provocateurs de conflits qui stockent des armes et forment des milices religieuses et ethniques doivent être appréhendés et poursuivis », est-il ajouté.

La réunion a également invité à la tolérance entre les diverses communautés ethniques dans cet Etat de la région centrale, dans le but de réduire les types de frictions qui ont souvent abouti à la violence.

Des accrochages intercommunautaires sporadiques ont embrasé l’Etat du Plateau depuis septembre 2001, lorsque des affrontements religieux et ethniques entre musulmans et chrétiens à Jos avaient fait plus d’un millier de morts. Depuis le début de cette année, plusieurs affrontements se sont produits dans plusieurs parties de l’Etat, où les chrétiens, qui constituent la majorité au niveau local, ont pris à parti les musulmans de langue Haoussa dont les origines sont plus au nord du pays. De nombreuses personnes sont mortes et des milliers d’autres ont été déplacées.

Les relations entre les chrétiens et les musulmans du Nigeria ont été chaque fois plus tendues depuis que douze Etats du nord, à majorité musulmane, ont introduit le code islamique strict ou chari’a. En vertu de ce code, l’adultère est puni par la lapidation à mort, le vol conduit à l’amputation des membres tandis que la consommation de boissons alcoolisées est passible de flagellation en public.

La montée de la tension dans l’Etat a été aggravée par la violence politique entre des factions rivales du parti au pouvoir, le Parti populaire démocratique.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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