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La base militaire de Lagos n’est pas sûre, soutient un ministre

La plus grande caserne militaire dans la capitale du Nigéria, Lagos, n’est pas encore sûre, six mois après une catastrophe qui avait fait des centaines de morts, a fait savoir vendredi le ministre d’Etat à la Défense.

Le ministre, Lawal Batagarawa, a déclaré à des journalistes que comme la Caserne militaire d’Ikeja n’était pas encore sûre, le gouvernement n’a pas pu réparer les bâtiments qui ont été endommagés lorsqu’un dépôt de munitions avait pris feu le 27 janvier dernier, provoquant des explosions à la chaîne. Plus d’un millier de personnes sont mortes durant la catastrophe. La plupart se sont noyées dans un canal alors qu’elles fuyaient des obus de mortiers et d’autres projectiles qui tombaient sur leur quartier.

"Le gouvernement fédéral a donné des instructions pour que, pour des raisons de sûreté et de sécurité, le travail de réfection des immeubles affectés par les explosions ne soit pas commencé », a indiqué M. Batagarawa. Il a informé que le personnel militaire encore dans la base sera transféré dans d’autres facilités à l’intérieur et à l’extérieur de Lagos.

Le ministre effectuait une visite de la base en compagnie de l’ambassadeur américain au Nigéria, Howard Jeter, et de responsables de RONCO, une entreprise américaine participant à l’élimination des munitions non explosées qui jonchent la base et les zones avoisinantes.

M. Jeter a déclaré aux journalistes que quelque 200 000 munitions vivantes ont été détruites ou sont entrain d’être neutralisées par des experts américains spécialisés dans la neutralisation des bombes. Il a ajouté que le principal centre des explosions, le Dépôt de transfert des munitions, a été « mis sous scellé et qu’il restera dangereux dans un futur proche ». Certaines parties de la caserne pourraient encore contenir des engins non explosés, a signalé M. Jeter.

La première phase de l’exercice de neutralisation des bombes a été conduite par une équipe d’experts du Commandement militaire des Etats-Unis en Europe, assistée par plusieurs collègues britanniques, et a pris fin en avril. Portant le nom de code "Avid Recovery", son principal objectif consistait à empêcher que les armes à lourd calibre non explosées fassent d’autres dégâts.

La deuxième phase doit s’achever vers la mi-août.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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