1. Accueil
  2. West Africa
  3. Liberia

Importante conférence en cours ; le gouvernement n’est pas représenté

Une conférence des dirigeants religieux, politiques, d’ONG, des groupes d’intérêt et des rebelles s’est ouverte lundi à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Les organisateurs ont indiqué que les objectifs de la conférence consistent à mettre sur pied une structure collective coordonnée couvant "développer, définir et promouvoir les activités programmées », destinées à rétablir la paix, la démocratie et la dignité au Liberia.

Les participants représentent 15 partis politiques, les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), rebelles, des organisations des droits de l’homme, l’Association du barreau libérien, l’Union de la presse du Liberia, des chefs religieux et des étudiants exilés.

Les questions qui seront abordées incluent la réconciliation, la reconstruction économique, un cessez-le-feu et la crise humanitaire au Liberia.

"Notre pays est en crise... nos crises sont nombreuses, elles vont du moral à l’économique et au politique, jusqu’à la perte des valeurs et à l’institutionalisation de la violence en tant que moyen quotidien d’existence ; il existe une crise en matière de sécurité », a déclaré le président de la conférence Amos Sawyer, dans son discours d’ouverture.

"C’est ici que doivent venir tous les Libériens profondément attachés la paix », a souligné M. Sawyer, un ancien président intérimaire au Liberia. Il a regretté l’absence du Parti patriotique national au pouvoir à la réunion et ce, malgré le fait que tant le gouvernement du Burkina Faso que les organisateurs aient confirmé qu’il a été invité.

M. Sawyer a décrit le Liberia, six ans après la fin de la guerre civile de 1989-1996, comme un pays ayant « une pauvreté galopante et une économie désastreuse ». Il a noté que la guerre faisait rage dans le tiers du pays, tandis que la sécurité de base des gens ordinaires était menacée dans d’autres parties du pays.

La réunion de Ouagadougou, à laquelle assiste également un représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, se tient sous les auspices du gouvernement du Burkina Faso, avec un financement de l’Institut républicain international.

"Je souhaite tout simplement réaffirmer qu’au Liberia comme ailleurs, le Burkina Faso n’appuie aucun individu ou parti », a déclaré Salif Diallo, ministre de l’Agriculture et des Ressources en eau du Burkina Faso. "Nous sommes du côté du peuple libérien, de la paix, de la démocratie et du progrès", a-t-il affirmé dans une allocution devant la conférence.

"Comme vous n’êtes pas sans le savoir, nous avons contribué au combat contre la dictature – durant le régime du défunt [président] Samuel Doe – mais aujourd’hui nous devons admettre qu’en dépit des sacrifices consentis par le peuple frère du Liberia, les questions fondamentales de la démocratie et du progrès sont encore là », a ajouté M. Diallo.

Le Burkina Faso a officiellement admis en 1994 qu’il avait apporté un appui militaire au président Charles Taylor, qui était chef de guerre à l’époque. Soit des années après que la communauté internationale ait accusé les autorités de Ouagadougou d’être derrière la rébellion de M. Taylor.

Le parti libérien au pouvoir n’est pas représenté à la rencontre en dépit du fait que le Burkina Faso a dépêché en fin de semaine une mission de haut niveau dans la capitale libérienne, Monrovia, dans le dessein de convaincre le Président Taylor d’envoyer une délégation.

Un membre de la délégation burkinabé, qui a requis l’anonymat, a indiqué que M. Taylor avait rejeté toute idée d’une rencontre avec les rebelles des LURD, qu’il traite de « bandits ».

« Il était dans leur intérêt [le gouvernement de M. Taylor] d’être ici », a commenté M. Diallo.

La conférence marque la première participation des rebelles des LURD à une réunion avec d’autres chefs de file politiques.

"Nous espèrons que cette rencontre jettera la base pour des discussions sur les questions identifiées lors de réunions antérieures pour faire avancer le processus de paix dans le pays », a indiqué Maître Laveli Suppuwood, chef de la délégation des LURD. Il a refusé d’élaborer, et a poursuivi qu’il attendait la fin de la réunion pour faire une déclaration.

La conférence de Ouagadougou fait suite à une réunion des partis politiques libériens les 28-29 juin aux Etats-Unis, à l’issue de laquelle ils ont appelé à un « cessez-le-feu inconditionnel » entre le gouvernement et les LURD.

Ils avaient aussi appelé au déploiement d’une force internationale d’intervention à l’instar de celle déployée en Sierra Leone.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join