"Jusqu'à hier soir [jeudi]" les infirmières se trouvaient dans un village du secteur de Tubmanburg dans le comté de Bomi, dans l'ouest du pays, a indiqué M. Bennie. "Elles vont toutes bien et nous attendons seulement que l'ONU ou des groupes humanitaires organisent les conditions dans lesquelles elles seront rendues", a ajouté M. Bennie, vendredi.
Selon lui, les LURD ne visaient nullement à kidnapper ou à détruire des propriétés. "Tout ce que nous voulons, c'est que la communauté internationale s'engage davantage", dit-il. "Nous voudrions que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union européenne s'organisent et envoient des troupes au Libéria pour y rétablir la sécurité et aussi pour aider à y établir une administration intérieure. Nous ne croyons pas aux organisations régionales comme la CEDEAO [Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest] et l'ECOMOG [Groupe d'observateurs militaires de la CEDEAO chargé de surveiller le cessez-le-feu au Libéria]."
Des organes d'information ont fait état d'une déclaration des LURD émise le 26 juin, selon laquelle "la direction des LURD est heureuse et désireuse d'aider les travailleurs humanitaires à se rendre, n'importe quand, vers les bureaux les plus proches de l'ONU et d'autres organismes internationaux compétents".
Le rapt des cinq les infirmières, qui travaillaient pour une ONG médicale libérienne, s'est produit le 20 juin, après que des rebelles aient attaqué le camp de réfugiés de Sinje, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Monrovia. L'assaut a forcé quelque 11 000 réfugiés sierra-léonais et 8 000 Libériens déplacés à fuir ce camp situé près d'une route menant vers la frontière sierra-léonaise.
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