Il a indiqué à IRIN que la MONUC entend envoyer une délégation dans cette ville à la fin de cette semaine, pour "évaluer la situation". En septembre 2000, le président congolais, Joseph Kabila, avait présenté une offre semblable, pour démobiliser presque 2 000 Interahamwe, a rappelé M. Touré.
Le Rwanda, qui soutient les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie - Goma (RCD-Goma), estime que des milliers de miliciens Interahamwe, responsables du génocide de 1994 au cours duquel environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés ont été massacrés, se cachent toujours sur le territoire de la RDC. Le gouvernement rwandais a refusé à plusieurs reprises de retirer son appui au RCD-Goma, qui contrôle quelque 30 pour cent de l’est de la RDC, aussi longtemps que les milices Interahamwe n’auront pas été démobilisées et neutralisées en tant que menace potentielle contre le Rwanda.
Pour sa part, le gouvernement de Kinshasa refuse de retirer son soutien aux Interahamwe tant que les forces rwandaises n’auront pas quitté la RDC.
Dans un rapport récent, l’International Crisis Group (ICG), un groupe de réflexion et de plaidoyer, écrivait ceci: "(Le président de la RDC, Joseph) Kabila ne lâchera pas l’ALiR (l’Armée pour la libération du Rwanda, composée de miliciens Interahamwe, de membres de l’ancienne armée rwandaise et de recrues plus récentes) tant qu’il ne sera pas sûr que son pouvoir a été garanti et son territoire libéré, et (le président rwandais, Paul) Kagamé ne démilitarisera pas le Congo tant que des preuves concrètes de bonne foi du gouvernement congolais ne seront pas acquises."
L’ICG estime que de 25 000 à 29 000 soldats Hutu rwandais vivent encore en territoire congolais.
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