"Le projet de loi portant création du groupe de vigiles a été passé par l’Assemblée de l’Etat et signé en loi par le gouverneur vendredi », a confirmé à IRIN un assistant du gouverneur, Sam Egwu.
Des groupes de vigiles similaires, connus comme les ‘Bakassi Boys’, opèrent depuis deux années dans les Etats d’Anambra, Abia et Imo, oú ils auraient tués des centaines de criminels présumés. La plupart des suspects ont été décapités et brûlés en public.
Une force de police élargie à un effectif de 140 000 hommes n’a pas été en mesure de contenir le crime dans le pays le plus peuplé d’Afrique, qui a environ 120 millions d’habitants. Cette situation a poussé certains gouvernements et communautés à rechercher des moyens alternatifs de lutte contre le crime, comme l’utilisation des Bakassi Boys et de leur homologue du sud-ouest, le Congrès du Peuple Oodoua (CPO).
Les activités des vigiles ont soulevé un tollé général des organisations des droits de l’homme locales et internationale, qui ont invité le gouvernement fédéral à interdire leur utilisation. De tels appels se sont heurtés à la résistance des gouverneurs, qui insistent sur leur droit à faire des lois pour la sécurité de leurs régions en vertu du système fédéral du Nigéria.
Joseph Chukwu, porte-parole du gouverneur d’Ebonyi, a indiqué que la force de vigiles mise sur pied par l’Etat ne fera que compléter la police et ne s’engagera pas dans des meurtres extrajudiciaires. « Nous voulons éviter toute mauvaise application de la justice, donc les suspects seront arrêtés et livrés à la police », a-t-il déclaré aux journalistes.
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