Le secrétaire général de l’OUA, Amara Essy, qui a activé une équipe pour organiser sa courte visite prochaine en République démocratique du Congo (RDC), a répété qu’un quelconque accord excluant une ou plusieurs parties "ne fonctionnerait tout simplement pas". Le bureau de M. Masire a aussi indiqué qu’à la suite de la rencontre en Éthiopie, il allait rencontrer dans la capitale, Kinshasa, le président de la RDC, Joseph Kabila, espérant poursuivre "dans un très proche avenir" les négociations avec les autres belligérants du conflit. Durant ce temps, le président zambien, Levy Mwanawasa, président de l’OUA, a annoncé jeudi la convocation d’un sommet régional en Zambie, pour le 30 mai, pour tenter de relancer les pourparlers intercongolais, selon Reuters.
Le président Paul Kagamé, du Rwanda, a exprimé son soutien envers la réunion du 23 mai. "Ils ont passé en revue le dialogue intercongolais et se sont mis d’accord pour affirmer qu’aussi longtemps que l’on n’aura pas atteint un accord global, incluant toutes les parties congolaises, les problèmes de la RDC et de ses voisins ne seront pas résolus", affirme-t-il dans un communiqué.
Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a rencontré M. Kagamé au sommet de la COMESA (Marché commun de l’Afrique australe et de l’est), le 23 mai à Addis Abeba, a aussi fait part de son appui à la réunion, selon le cabinet du président rwandais. "Ils ont souscrit à la proposition visant à réunir un sommet réunissant toutes les parties en cause, pour discuter des moyens de parvenir à un arrangement de partage du pouvoir en RDC, qui rendra possible une transition dans la stabilité", poursuit le communiqué.
"Concernant les Interahamwe [extrémistes Hutu] et les anciennes milices des FAR [ex-Forces armées du Rwanda], les présidents Kagamé et Museveni se sont mis d’accord sur la nécessité de trouver une solutions urgente au problème, et sur le besoin d’échanger les informations et de travailler en étroite collaboration avec la Mission de l’ONU et la Commission militaire conjointe, pour s’attaquer au problème", peut-on aussi y lire.
La Commission conjointe a été mise en place dans le cadre des Accords de Lusaka, en vue de faciliter le désengagement des forces en présence et d’enquêter sur les violations du cessez-le-feu en RDC, pour surveiller et vérifier le retrait effectif des forces étrangères, vérifier le désarmement de tous les Congolais armés illégalement (notamment les milices Mayi-Mayi), ainsi qu’élaborer des mécanismes pour désarmer les groupes armés comme les ex-FAR et les Interahamwe.
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