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L'ONU lance un appel au calme ; atmosphère "tendue" à Kisangani

Malgré l'absence apparente de nouveaux combats dans la ville de Kisangani,
dans l'est de la République démocratique du Congo, l'atmosphère demeurait "tendue" vendredi, selon le porte-parole de l'ONU à Kinshasa, Hamadoun Touré.

"Les plus grands efforts possibles sont actuellement déployés, à l'échelon
le plus élevé, par le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, le Conseil de sécurité de l'ONU et le représentant spécial du Secrétaire
Général en RDC, Amos Namanga Ngongi, pour un retour au calme", a déclaré M.
Touré à IRIN.

"Les événements qui se sont déroulés depuis mardi à Kisangani constituent
pour la MONUC [la Mission de l'ONU en RDC] la source d'une grande
inquiétude. La MONUC exhorte toutes les parties à la retenue et à mettre fin aux affrontements," avait déclaré M. Touré, jeudi.

Pour M. Touré, ces incidents révèlent l'urgence de procéder à une
démilitarisation de cette ville d'un demi-million d'habitants, rappelant que
le Conseil de sécurité avait déjà réclamé cette mesure à plusieurs reprises.

Dans la nuit de mercredi, des représentants de l'ONU sur le terrain, sous la direction du sous-commandant de la MONUC, le général Martinelli, dont des fonctionnaires chargés des questions politiques et des droits de l'homme, se sont entretenus avec le gouverneur de Kisangani pour souligner le besoin de trouver une solution pacifique négociée à la situation conflictuelle sur place et ce, en évitant le recours à la force.

"La MONUC demande également le respect des droits de l'homme. Nous exhortons
les parties à n'entreprendre aucune action qui pourrait aggraver une
situation déjà suffisamment compliquée", a déclaré M. Touré, jeudi. "Des contacts sont effectués au plus haut niveau avec les responsables du [groupe rebelle] RCD [-Goma : Rassemblement congolais pour la démocratie] en vue
d'un retour immédiat au calme à Kisangani. Par ailleurs, la MONUC tient à présenter ses condoléances aux familles des victimes et les assure qu'elle fera tout en son pouvoir pour ramener le calme".

Vendredi, on estimait encore entre 20 et 30 le nombre de personnes tuées au
cours des combats survenus mardi à Kisangani, mais le bilan exact restait
encore à confirmer. Plusieurs civils feraient partie des victimes.

Des responsables du RCD-Goma ont d'abord accusé une faction dissidente, le RCD-Originel, d'avoir lancé cette attaque. Toutefois, les déclarations
émises mercredi par le RCD ne mentionnaient nullement cette faction
dissidente, accusant plutôt le gouvernement de RDC, du président Joseph Kabila, et le Mouvement de libération du Congo (MLC), appuyé par l'Ouganda,d'avoir tenté de prendre le contrôle de la ville et d'y faire intervenir des renforts par voie aérienne, rapportait l'AFP.

Dans l'intervalle, M. Touré a demandé vendredi à IRIN d'apporter une
clarification, à l'effet qu'il a déclaré que l'observateur militaire de
l'ONU décédé lundi après que son véhicule eut heurté une mine antipersonnel,a été tué à la suite d'une "action violente", plutôt que d'une "action hostile", comme l'avait rapporté IRIN mardi. M. Touré a signalé qu'une enquête est en cours pour faire la lumière sur cet incident.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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