Congo (RDC), avec la participation de toutes les parties au dialogue
intercongolais (DIC), demeurait incertaine vendredi, alors que le président
sud-africain Thabo Mbeki organisait des discussions avec un seul groupe
rebelle et divers autres groupes d'opposition, à Cape Town en Afrique du
Sud.
M. Mbeki a informé les journalistes vendredi qu'un envoyé du gouvernement de
la RDC, rencontré plus tôt durant la semaine, lui a déclaré que Kinshasa
estimait qu'au lieu d'entreprendre directement des pourparlers sur le fond,
il fallait plutôt discuter des « modalités », notamment du format des
rencontres et des points de l'ordre du jour, a rapporté l'agence de presse
sud-africaine SAPA.
« Les autres, ceux qui n'ont pas pris part à l'accord entre le gouvernement
et le Mouvement de libération du Congo (MLC) [autrefois rebelle], estimaient
néanmoins qu'ils se devaient de se réunir, parce qu'ils n'étaient pas
parties à l'accord », a déclaré M. Mbeki, cité par l'agence. On s'attendait
à ce que M. Mbeki poursuive vendredi des pourparlers officieux avec des
membres de groupes d'opposition, de la société civile ainsi que d'un groupe
rebelle, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma).
Ces discussions avaient pour objet d' « aider à relancer le processus de
paix », a indiqué jeudi à IRIN un porte-parole du président Mbeki, Bheki
Khumalo. Y prenaient part toutes les parties ayant participé au dialogue
intercongolais (DIC), à l'exception du gouvernement et du MLC, a-t-il
précisé.
Selon le ministre attaché à la présidence sud-africaine, Augustin Katumba
Mwanke, qui s'est entretenu avec M. Mbeki le 7 mai, il serait prématuré de
se réunir à nouveau avec le RCD-Goma et les partis politiques ayant refusé d
'adhérer au pacte conclu entre le MLC et le gouvernement congolais du
président Joseph Kabila, rapportait l'agence française AFP. « [Le président
du MLC, Jean-Pierre] Bemba est du même avis », a-t-il déclaré, toujours
selon l'agence de presse.
Suivant les termes de l'accord, M. Kabila demeurerait président dans un
gouvernement de transition, alors que M. Bemba se verrait attribuer le poste
de premier ministre. Le RCD-Goma, auquel on a offert le poste de président
de l'Assemblée nationale, a repoussé cette proposition, puis a institué une
nouvelle alliance, désignée comme l'Alliance pour la sauvegarde du dialogue
intercongolais, avec cinq partis de l'opposition non armée, dont l'Union
pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dirigée par Étienne
Tshisékédi.
Par ailleurs, le président des États-Unis, George Bush, a informé jeudi M.
Mbeki qu'il soutenait ses efforts pour conclure un accord sur la composition
d'un gouvernement de transition, ont rapporté des agences de nouvelles. « Il
(M. Bush) a constaté que l'Afrique du Sud peut se baser sur les progrès
réalisés à Sun City entre le gouvernement congolais et plusieurs autres
parties, et il a réaffirmé le besoin de parvenir à un accord complet et
inclusif», a indiqué le porte-parole de la Maison blanche, Ari Fleisher,
selon Associated Press.
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