1. Accueil
  2. Africa
  3. DRC

Le gouvernement de transition vu par Kinshasa

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a présenté jeudi les changements institutionnels qu'il envisage pour le pays pendant la période de transition avant les élections.

Cette déclaration officielle a été faite devant la commission politique du dialogue intercongolais qui se tient à Sun City, en Afrique du Sud.

Le gouvernement propose de créer un poste de premier ministre, et il est prêt à discuter de la possibilité de nommer des vice-présidents et des vice premiers ministres, a indiqué à IRIN le ministre de l'information Kikaya Bin Karubi, à l'issue de la réunion de la commission.

Mais il a précisé que la présidence continuerait d'être occupée par Joseph Kabila jusqu'à l'organisation des élections. "Ce dialogue ne servira pas à préparer un coup d'Etat," a-t-il affirmé.

Les deux principaux mouvements rebelles et l'opposition non armée ont aussi donné leur avis sur les institutions pendant la réunion. Les deux groupes rebelles souhaitent que les participants au dialogue choisissent le président et ils proposent tous deux des critères de nomination - qui excluraient M. Kabila. "Le président devrait avoir entre 35 et 70 ans, être né de parents congolais, et s'il a moins de 40 ans, il devrait avoir un diplôme universitaire," a déclaré Olivier Kamitatu, secrétaire général du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), mouvement de l'opposition armée soutenu par l'Ouganda. On dit que M. Kabila aurait 30 ans.

Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), mouvement de l'opposition armée soutenu par le Rwanda, suggère des critères identiques et il invite les participants au dialogue à désigner divers responsables de postes gouvernementaux. "Nous estimons que tout devrait être négocié ici, la présidence, la vice-présidence, les ministères, les postes de gouverneurs, et les ambassades clés," a déclaré Bizima Karaha, responsable du service de sécurité du RCD-Goma.

Le RCD, a ajouté M. Karaha, propose un président avec deux vice-présidents, un premier ministre avec trois vice-premiers ministres (ou ministres d'Etat) et un parlement formé de deux assemblées représentatives, une Chambre haute composée de représentants des entités fédérales et une Chambre basse désignée par les participants au dialogue.

Le MLC, pour sa part, ne propose pas de vice-président mais suggère quatre vice-premiers ministres (ou ministres d'Etat), et une seule assemblée représentative, dont 20 pour cent des sièges seraient alloués à chacun des cinq groupes participant au dialogue, selon M. Kamitatu.

Bien que l'opposition armée n'ait pu présenter un point de vue unanime, le chef de file d'un parti de l'opposition, Eugène Diomi Ndongala du Front pour la survie de la démocratie (FSD), qui regroupe une quinzaine de petits partis, a indiqué que la majorité des membres de l'opposition est en faveur d'un parlement composé de 500 députés, et d'un président du parlement assisté de quatre vice-présidents. Par ailleurs, le parti de l'opposition le plus connu, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), appelle à un système gouvernemental présidentiel.

Les discussions entre la délégation du gouvernement et l'équipe du facilitateur du dialogue se sont prolongées jusqu'à 4 heures du matin vendredi, a indiqué M. Karaha. Les observateurs ont remarqué que la longueur des discussions était au moins le signe de sérieuses négociations.

M. Ndongala a indiqué que les participants espéraient mettre en place des principes institutionnels d'ici lundi 1er avril, l'avant-dernière semaine avant l'échéance des 45 jours du dialogue qui a débuté le 25 février, afin que les candidats aux postes puissent se faire connaître.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join