La décision a été prise lors d'un sommet entre les présidents Lansana Conté, de Guinée, Charles Taylor, du Liberia, et Ahmad Tejan Kabbah, de la Sierra Leone. Jusqu'à présent, M. Conté a refusé de s'asseoir à la même table que M. Taylor à cause du soutien de celui-ci aux dissidents guinéens. Tout en s'étant toujours déclaré disposé à rencontrer M. Conté, le président Taylor avait accusé son homologue guinéen d'appuyer des forces qui cherchent à renverser le gouvernement libérien.
Dans un communiqué publié à Rabat, la capitale marocaine, à l'issue de leur réunion de réconciliation, les trois présidents ont invité la communauté internationale et l'ONU à les aider à appliquer les décisions adoptées au sommet, a rapporté la MAP. Les détails concernant les mesures convenues n'ont pas encore été rendus publics, mais le Liberia a souvent demandé l'envoi d'observateurs internationaux sur ses frontières avec la Sierra Leone dans le but de vérifier que Monrovia ne soutient plus les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), désormais défunt, dans ce pays.
Une fois que le Comité conjoint de sécurité se sera réuni le 4 mars à Freetown pour commencer la mise en oeuvre de la décision prise mercredi, le comité devra soumettre un rapport intérimaire aux ministres des affaires étrangères le 28 mars.
Les trois présidents étaient arrivés au Maroc mardi, à l'invitation du roi Mohammed VI, et ont été rejoints au sommet par leurs chefs de la diplomatie. Un sommet de suivi se tiendra à Rabat.
Les sanctions de l'ONU sont actuellement en vigueur en raison du soutien présumé du Liberia au RUF, qui a fait la guerre pendant dix ans contre les gouvernements successifs de la Sierra Leone.
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