démocratie-Goma (RCD-Goma), se sont retirés jeudi des pourparlers tenus à
Genève, accusant le gouvernement du président Joseph Kabila de ne pas
observer le cessez-le-feu conclu en 1999 dans le cadre de l'accord de paix
de Lusaka.
Pendant les quatre jours où ils ont assisté aux pourparlers, les
représentants du RCD ont choisi de se taire, ne participant qu'en simples
observateurs, tandis que le débat concernant les futures institutions
nationales, l'armée et une période transitoire en marge des élections s'est poursuivi parmi les autres participants.
Les pourparlers de Genève qui se sont tenus du 4 au 7 février sous l'égide
de l'ONU, ont réuni des ministres de la République démocratique du Congo
(RDC), des représentants du Mouvement pour la libération du Congo (MLC)
soutenu par l'Ouganda et du RCD-Goma soutenu par le Rwanda. Des pourparlers
officieux se sont tenus en marge de la reprise du dialogue intercongolais,
prévue à Sun City en Afrique du Sud le 25 février.
" L'objectif de la rencontre de Genève est d'aboutir à un consensus entre
les trois parties au conflit. Cet objectif n'a pas été atteint, la rencontre de Genève a été un véritable échec, " a déclaré le secrétaire général du RCD-Goma, Azarias Ruberwa, cité par l'AFP.
M. Ruberwa attribue cette nouvelle impasse au gouvernement tandis que le
chef de la délégation du gouvernement congolais, Augustin Katumba Mwanke, a
accusé le RCD-Goma de saboter les négociations, a rapporté l'AFP.
Faisant référence aux pourparlers de paix tenus à Lusaka en Zambie en 1999
qui se sont soldés par l'accord de paix de Lusaka et un cessez-le-feu, M.
Ruberwa a déclaré : " Notre mouvement voulait que Kinshasa ordonne à ses
alliés de mettre fin aux hostilités ... de cesser de soutenir les groupes
armés et de laisser les positions occupées depuis Lusaka. Kinshasa n'a pas
répondu à ces demandes. Nous ne pouvons pas parler de transition et
d'élections alors que la violence se poursuit et qu'il n'y a aucun respect
du cessez-le-feu. "
Joseph Mudumbi, secrétaire des relations extérieures du RCD-Goma, cité par
Radio France Internationale, a indiqué que son parti s'opposait
spécifiquement à la " guerre lancée par les Mayi-Mayi qui sont financés et
soutenus par le gouvernement ".
Parallèlement, Ibrahima Fall, le secrétaire-général adjoint des Nations
Unies qui a joué le rôle de modérateur dans les pourparlers, a déclaré à la
presse qu'une réunion séparée devait avoir lieu avant les pourparlers de Sun
City entre le président Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba du MLC et Mbusa
Nyamwisi du RCD-Goma, a rapporté Reuters.
" L'intention [à Genève] n'était pas de parvenir à des accords mais de
rapprocher les différentes parties, " a affirmé Ibrahima Fall lors d'une
conférence de presse, selon Reuters.
" Ce processus va être renforcé par la rencontre des trois dirigeants. "
Aucune date n'a à ce jour été fixée, a-t-il confirmé.
Cette rencontre organisée à Genève était la troisième d'une série de
pourparlers officieux visant à rapprocher les différentes parties au conflit
avant la reprise du dialogue intercongolais prévue le 25 février. Fall a
indiqué que la réunion de Genève avait poursuivi le travail déjà accompli au
cours des précédentes sessions à New York et à Abuja au Nigeria en vue
d'améliorer les chances de succès des pourparlers congolais, a rapporté
l'AFP.
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