Réunis à Genève un jour après que la communauté internationale ait réaffirmé son appui à la Convention sur les réfugiés (1951), les délégués ont débattu de la législation visant à accorder aux réfugiés un accès à la terre à long terme et le droit à l'emploi.
Les délégués ont aussi plaidé en faveur d'investissements accrus en vue de l'éducation et de la formation des réfugiés, et de l'introduction de projets d'autosuffisance dans les toutes premières étapes d'une urgence des réfugiés, a indiqué le HCR. Les discussions ont aussi été axées sur une amélioration de l'enregistrement des réfugiés et sur la résolution des problèmes posés par les flux mixtes de migrants et de réfugiés.
L'Afrique, avec 3,6 millions de réfugiés, compte 30 pour cent de la population des réfugiés dans le monde. Elle a aussi la moitié des 20 à 25 millions de personnes déplacées à l'intérieur au niveau mondial. Le génocide et les guerres civiles de la décennie écoulée ont produit des centaines de milliers de réfugiés au Rwanda, en Angola, en Sierra Leone, au Liberia, au Soudan et en Somalie, d'après le HCR.
L'affluence massive a créé des problèmes de sécurité dans les camps près des régions frontalières dangereuses, a-t-elle poursuivi. En outre, les milices armées "ont dû être séparées des civils » en Zambie et en République démocratique du Congo. Ces situations ont atteint un tel point que l'Afrique absorbe au moins un tiers du budget annuel du HCR.
Lors de la réunion de vendredi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Ruud Lubbers a déclaré aux délégués africains que le « business as usual » n'était plus acceptable sur le continent, et que "le travail doit commencer dès maintenant » pour résoudre les crises des réfugiés à long terme.
Les Etats africains ont répondu qu'ils sont confrontés à des choix difficiles concernant le problème des réfugiés. Par exemple, ils risquent des troubles internes s'ils permettent aux réfugiés de travailler alors que le chomâge demeure élevé. Certains délégués ont souligné que s'ils encourageaient l'intégration locale des réfugiés, les personnes déracinées ne seront pas motivées pour retourner chez elles. D'un autre côté, ont-ils signalé, les Etats ayant produit les réfugiés seront peu enclins à changer leurs méthodes et à rechercher une solution permanente.
Cependant, une proposition du HCR tendant à adopter une résolution pour séparer les groupes armés des réfugiés civils a recueilli le soutien de plusieurs délégations, qui ont néanmoins voulu savoir qui allait contrôler les groupes armés.
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