1. Accueil
  2. East Africa
  3. Sudan

Imprécisions sur la « tentative de coup de force"

Les informations sur la tentative de "coup de force" dimanche en Guinée-Bissau restaient imprécises ce mardi, ont indiqué à IRIN des sources dans la capitale Bissau. On ignore aussi ce qu'il est advenu de plusieurs responsables militaires arrêtés à l'issue du putsch.

"Aucun coup de feu n'a été entendu et il n'y a pas de mouvement de troupes inhabituel dans la ville, même après l'annonce [par le gouvernement de la tentative de putsch ] », a indiqué une source. « La capitale était calme et les activités se déroulaient comme d'habitude lundi et mardi », a-t-elle ajouté.

Le ministre de l'Intérieur, Alamara Nhasse, aurait déclaré à des journalistes lundi, selon l'agence de presse portugaise LUSA, que le coup se préparait depuis « quelque temps ».

"Depuis six mois, [le lieutenant-colonel Almami] Camara dirigeait un groupe important de soldats et de paramilitaires mécontents », a déclaré M. Nhasse, cité par LUSA. "Ce groupe avait l'intention de former un gouvernement provisoire, avait une liste de personnes à assassiner, et visait à prendre le contrôle de l'Etat », aurait-il ajouté.

M. Camara a été le chef d'état major adjoint après les onze mois de guerre civile en 1998-99, au cours desquels plus de 2 000 personnes sont mortes, a indiqué LUSA. A la fin de novembre 2000, il a été détenu avec 118 autres soldats soupçonnés d'avoir participé à une tentative de putsch dirigée par le général Anusumane Mane - qui avait renversé le président Nino Vieira en 1999. Après plusieurs jours de cavalcade, M. Mane a été tué par les forces gouvernementales.

Un communiqué du ministère de l'Intérieur confirme que M. Camara a été arrêté, ainsi qu'un ancien officier de la marine de guerre, Lamine Mane. Plusieurs autres officiers sont encore en fuite, a signalé le communiqué lundi.

Depuis des mois maintenant, la Guinée-Bissau est plongée dans une crise constitutionnelle, le président ayant relevé de leurs fonctions plusieurs juges de la Cour suprême et emprisonné d'autres. Le gouvernement est paralysé, face à un parlement dans lequel ses sympathisants sont en minorité.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join