L'avocat Diabira Maroufa, l'un des avocats du prisonnier, a expliqué à IRIN lundi que ni lui, ni aucun autre de ses collègues n'avaient pu voir Mansour, ancien maire du quartier modeste d'Arafat à Nouakchott, un bastion des extrémistes musulmans.
Ould Mansour avait été arrêté au début de l'année dernière avec environ 40 autres radicaux musulmans, peu de temps avant une tentative sanglante de coup d'état le 8 juin, qui a échoué de justesse à renverser le Président Maaoouiya Ould Taya. L'ancien Colonel de l'armée a dirigé d'une main de fer pendant 20 ans ce pays défavorisé en zone désertique de 2.5 millions d'âmes.
Ould Mansour, qui appartient au parti du Rassemblement des Forces Démocratiques de l'opposition, présidé par l'ancien gouverneur de la banque centrale Ahmed Ould Daddah, s'était évadé de prison pendant la tentative de coup d'état, et avait quitté le pays en franchissant la frontière sénégalaise.
Il a finalement demandé l'asile politique à la Belgique, mais a été arrêté sur la piste d'atterrissage à l'aéroport de Nouakchott, alors qu'il revenait volontairement de Bruxelles jeudi dernier.
Pourquoi Mansour a-t-il décidé de revenir dans son pays deux mois après l'élection présidentielle qui a été dénoncée par l'opposition comme une fraude électorale, demeure incompréhensible.
Ould Mansour, âgé de 40 ans et largement considéré comme un modéré dans le camp des islamistes, a ouvertement soutenu la candidature de l'ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla pendant la campagne électorale présidentielle.
Ould Haidalla a occupé la seconde place après Ould Taya selon les résultats officiels. Toutefois lui et sept de ses partisans ont été arrêtés plus tard et condamnés avec sursis au motif de comploter pour renverser le gouvernement.
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