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L’OMS va livrer un vaccin antiméningococcique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fournira 500 000 doses de vaccin pour aider le Burkina Faso à contrôler une forme émergente de méningite épidémique. Une première livraison de 100 000 doses devrait être effectuée dans les prochains jours dans la capitale, Ouagadougou, ont annoncé à IRIN des responsables de l’OMS.

La souche W135 a tué 244 personnes sur 1 349 infectés pendant la saison de la méningite en 2002-2003. "Nous avons obtenu une autorisation pour fournir des vaccins afin de contenir une épidémie potentielle », a indiqué dimanche le représentant de l’OMS au Burkina Faso, Mohamed Hacem.

Vendredi, le ministère burkinabè de la Santé a signalé 369 cas de méningite, dont 58 se sont avérés mortels, entre le 26 janvier et le 2 février. La maladie a atteint des proportions épidémiques dans quatre des 53 départements du pays, tandis que sept sont dans la phase d’alerte, a précisé le ministère.

Les vaccins attendus s’inscrivent dans la riposte de l’OMS, et de ses partenaires composant le Groupe international de Coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiméningococcique (GCI), aux nouvelles flambées épidémiques dans la « ceinture africaine de la méningite ». Ils peuvent être utilisés contre les souches A, C et W135 de la maladie.

"Nous allons vacciner autour des régions affectées », a déclaré M. Hacem. Chaque dose du nouveau vaccin coûte 1,50 dollar. Il existe un vaccin couvrant uniquement la souche W135, mais il coûte entre 5 et 50 dollars la dose, ce qui le met hors de la portée de la majorité des pays affectés.

L’OMS mettra également à la disposition des 21 pays de la ceinture africaine de la méningite, qui s’étend de l’Ethiopie, à l’est, jusqu’au Sénégal, à l’ouest, trois millions de doses de vaccins contre la souche W135.

La méningite est une maladie mortelle qui touche principalement les enfants. Les premiers symptômes – fièvre, nausées, céphalées – peuvent évoluer rapidement vers de graves lésions neurologiques, la surdité, le coma et le décès ; sans traitement, jusqu’à la moitié des victimes décèdent. Même traités, jusqu’à 20 pour cent des patients ne survivent pas.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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