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Des ex-combattants ont perpétré l’attaque de lundi, affirme le gouvernement

Le gouvernement libérien a affirmé qu’une faction d’ex-combattants libériens portent de uniformes de l’armée régulière ivoirienne sont responsables du raid transfrontalier perpétré tôt dans la matinée du lundi contre Gbein, une localité du nord-est, dans le comté du Gedeh, aux abords de la frontière ivoirienne.

Le gouvernement avait antérieurement attribué l’attaque aux rebelles du mouvement Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), déclarant qu’au cours de la contre-offensive, deux soldats loyalistes ont été tués et plusieurs civils blessés.

Selon le ministre de l’Information, Reginald Goodridge, les ex-combattants appartiennent à l’ULIMO (United Liberation Movement of Liberia for Democracy), une faction formée en Sierra Leone en 1991 pour s’opposer au Front Patriotique National, dirigé à l’époque par Charles Taylor. Il s’est scindé en 1993, ce qui a conduit à la formation de l’ULIMO-J, dirigé par Roosevelt Johnson. En 1997, M. Taylor a nommé plusieurs chefs de l’ULIMO au gouvernement, mais d’autres lui sont restés opposés.

M. Goodridge a déclaré aux journalistes, dans la soirée du lundi dans la capitale, Monrovia, que les ex-combattants de la faction incluaient les généraux Philip Menjey, Cuba Jacey et Prince Wageley, qui ont tous des “liens avec le LURD et ont été vus portant des uniformes militaires ivoiriens".

L’existence de mercenaires libériens habillés d’uniformes militaires ivoiriens, a poursuivi le ministre, apporte une nouvelle dimension au conflit dans la sous région. « Ils ont pillé du matériel tel que des ordinateurs et des chenilles d’une concession d’abattage du bois se trouvant à proximité », a-t-il indiqué. Le Liberia, a-t-il ajouté, « prend l’attaque très au sérieux et a contacté le gouvernement ivoirien pour signaler la présence de mercenaires libériens connus, appartenant aux LURD, et leur libre mouvement à l’intérieur de la Côte d’Ivoire ».

Le 14 janvier, le consul général ivoirien au Liberia, Prosper Kotchi, a déclaré aux journalistes qu’il n’y avait aucun mercenaire libérien au sein de l’armée ivoirienne. En revanche, il a affirmé que les mercenaires étaient actifs aux côtés des groupes rebelles luttant contre le gouvernement ivoirien. Un ancien commandant rebelle sierra léonais, Sam Bockarie, combat dans les rangs de l’un des groupes rebelles à Guiglo, à l’ouest de la Côte d'Ivoire, a-t-il indiqué.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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