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Mambasa doit être libérée, insiste un général de l'ONU

De hauts responsables de la Mission des Nations Unies en République
démocratique du Congo ont recommandé avec insistance à l'Armée de libération du Congo (ALC, le bras militaire du Mouvement de libération du Congo de Jean-Pierre Bemba) de respecter l'accord qu'ils ont signé le 30 décembre 2002, en se retirant sans délai de Mambasa, dans la province orientale.

"Mambasa est une ville-symbole qui doit absolument être libérée le plus tôt possible", a lancé le général Mountaga Diallo, commandant de la force de la Mission, au chef militaire de M. Bemba, qui s'est présenté comme le "colonel" Ramsès.

M. Diallo et l'adjointe du chef de la MONUC, Lena Sundh, ont rencontré M.
Ramsès, mardi, aux abords de la ville de Mambasa. M. Ramsès a assuré les
représentants de l'ONU qu'il allait retirer ses hommes.

"J'espère être capable de rassembler mes troupes de la zone en moins de
quatre jours, avant de partir, mais mes soldats blessés ralentissent le
processus. D'ici là, les réfugiés peuvent revenir sans risque dans leurs foyers", a-t-il affirmé. Toutefois, un mémorandum signé par les déplacés de Mambasa à Beni, dans la province du Nord Kivu, laisse supposer qu'ils ne retourneront pas chez eux aussi longtemps que les troupes de M. Bemba ne demeureront qu'à 20 km de Mambasa.

Les combats opposant le MLC et ses alliés du Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), au RCD - Kisangani - Mouvement de libération (RCD-K-ML) de Mbusa Nyamwisi, ont mené à la conquête par les premiers de cette ville stratégique située à 142 km au nord-ouest de Beni, le 12 octobre
dernier. Le RCD-K-ML s'est pour sa part emparé de Mambasa le 31 octobre,
mais la ville a ensuite été reprise par l'ALC le 27 novembre.

Le 30 décembre, à l'initiative de l'ONU, les trois mouvements rebelles ont signé un accord de cessez-le-feu à Gbadolite, dans la province de
l'Équateur. En vertu de cette entente, les troupes de M. Bemba devaient quitter Mambasa deux jours après la conclusion l'accord, en se retirant vers des positions situées à au moins 20 km de la ville, sur la route menant vers Isiro. Des ONG internationales présentes à Beni ont indiqué que le cessez-le-feu semblait avoir été respecté, au cours des derniers jours. Les combats ont provoqué le déplacement de 180 000 personnes, selon la Mission
des Nations Unies, surtout depuis le 17 décembre, alors que les combattants de M. Bemba ont gagné du terrain en direction de Beni.

"Mambasa était une ville de 30 000 habitants, mais elle est maintenant
presque vide", a déclaré Mme Sundh à IRIN. "Les conséquences humanitaires de ces opérations militaires sont inacceptables. Nous ne sommes pas satisfaits de la vitesse (avec laquelle s'effectue le) retrait. Si la ville n'est pas rapidement libérée, la population hésitera à y revenir".

Une équipe de la Mission de l'ONU mène actuellement une enquête sur les
présumés massacres, viols, mutilations, actes de cannibalisme, pillages et autres violations des droits de l'hommes perpétrées dans l'ensemble de cette zone, depuis le 12 octobre. La Mission a dépêché vendredi quatre observateurs militaires à Mambasa, en plus des huit observateurs qui se
trouvaient déjà à Beni.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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