1. Accueil
  2. Africa
  3. DRC

Au moins 36 morts dans des combats avec une milice dans le sud-ouest

Trente-six Nigérians au moins ont trouvé la mort samedi dans des combats entre la milice ethnique du Congrès du peuple Oodoua (CPO) et les forces de l'ordre dans le sud-ouest du pays, a indiqué la police ce lundi à IRIN. Plus de douze voitures ont également été détruites.

Ces décès surviennent une semaine à peine après que près de cent personnes soient mortes dans des accrochages intercommuntaires dans l'Etat de Nasarawa, au centre du Nigeria, à l'issue d'une dispute concernant la propriété d'un bassin de pêche. Des milliers de personnes ont été déplacées et des biens détruits.

D'après la police, des militants du CPO étaient arrivés dans un convoi de véhicules dans la localité d'Owo, dans l'État d'Ondo, et ont attaqué le palais du chef traditionnel local, a précisé la police. La BBC a rapporté lundi que le litige tournait autour des droits au trône royal. Les militants sont défavorables au chef actuel, Oba Folagbade Olateru-Olagbegi, installé en 1998, et soutiennent en revanche son rival et aspirant au trône, Taye Obajulaye.

"Ils ont été confrontés aux gardes du palais et aux vigiles locaux et, vingt-cinq personnes au moins ont péri dans la fusillade qui s'en est suivie", a expliqué la police à IRIN. Onze personnes, a poursuivi la source, parmi les blessés qui ont été transportés à l'hôpital, sont mortes ultérieurement, portant à 36 le bilan des morts.

Dans une déclaration dimanche à Bankole, un porte-parole du CPO a souligné que ses membres ne faisaient que passer par Owo, en direction d'Arrigidi-Akoko, la localité dont est originaire leur chef de file, Ganiyu Adams, pour participer à un rassemblement. "Nous conduisions simplement devant le palais lorsque nous avons été attaqués", a-t-il affirmé. Le commissaire de police de l'État, Paul Ochonu, a rejeté les allégations du CPO, ont rapporté les médias locaux.

Le CPO a été fondé dans le but de promouvoir une autonomie accrue pour le peuple Yorouba du sud-ouest du Nigéria. Depuis sa création vers le milieu des années 1990, il a été impliqué dans une série d'affrontements dans la région. La BBC a rapporté qu'il y a deux ans, le groupe a été officiellement interdit par le gouvernement à la suite de la participation du CPO dans des émeutes à Lagos qui ont fait de nombreux morts. Il n'en demeure pas moins une force populaire dans beaucoup de régions du sud-ouest.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join