Le ministre de l’intérieur du Tchad, Abderahmane Moussa, a indiqué à Radio France Internationale (RFI) que les attaques étaient dirigées par Abdoulaye Miskine, un ancien aide de Laokien Barde, le leader assassiné des Forces armées pour une République fédérale (FARF). Les FARF, un groupe rebelle basé au sud du Tchad, a signé un accord de paix avec le gouvernement tchadien en 1997, et les deux parties ont renouvelé l’accord un an plus tard.
Le groupe de M. Miskine aurait attaqué un camp de nomades à proximité du poste frontalier de Grande Sido, le 29 décembre, tuant deux bouviers et enlevant plusieurs autres. Deux jours plus tard, le groupe a tendu une embuscade à un véhicule dans la même zone, tuant deux passagers et capturant quatre autres, a précisé RFI. Les Tchadiens enlevés seraient emprisonnés dans la localité de Kabo, dans le nord de la RCA et ont été torturés, ont rapporté RFI et l’AFP.
Réagissant à des informations recueillies de témoins oculaires selon qui des soldats de la RCA avaient pris part aux attaques, M. Moussa a affirmé qu’il était convaincu que M. Miskine, qui a vécu en RCA pendant plusieurs années, n’a pas agi seul.
"Nous ne pensons pas qu’il a pu agir seul. Nous exhortons donc les autorités de la RCA à mettre fin à ces actes provocateurs”, a indiqué RFI qui citait le ministre tchadien.
Il s’agit des premiers incidents frontaliers depuis que les gouvernements du Tchad et de la RCA sont convenus, à la fin décembre, d’apaiser la tension entre leurs pays, au lendemain de la fuite de l’ex-chef de l’état major de l’armée de la RCA, François Bozizé, dans le sud du Tchad. M. Bozizé, qui avait été accusé d’avoir participé à une tentative de coup de force contre le gouvernement de la RCA, a été récemment lavé de toutes les accusations à son égard.
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