« Le gouvernement informe les communautés nationale et internationale qu’environ 40 membres de l’armée tchadienne ont déserté ses rangs à bord de trois véhicules », a déclaré le gouvernement dans rapporté un communiqué publié le 14 octobre.
Les soldats se sont retranchés à Hadjer Hadid, une ville de la région orientale de Ouaddai, a indiqué le gouvernement.
« La situation dans l’est du Tchad est calme et sous contrôle de l’armée tchadienne », ont précisé les autorités.
L’est du Tchad contiguë à la région soudanaise du Darfour est en proie à de vives tensions depuis le début du conflit du Darfour, il y a plus de deux ans. Le conflit s’est transposé dans ce pays qui accueille près de 200 000 soudanais dans des camps de réfugiés.
L’année dernière, le président tchadien Idriss Déby a accusé le gouvernement soudanais de soutenir quelque 3 000 rebelles opérant à la frontière.
Le mois dernier, le président Déby a accusé la milice soudanaise des Djanjawid, d’avoir attaqué un village tchadien de la région du Ouaddai, et d’avoir tué 50 civils.
Le conflit du Darfour s’est avéré un casse tête pour le président, un ancien seigneur de guerre qui est arrivé au pouvoir en 1990 à la faveur d’un coup d’état, et qui s’est par la suite fait élire en 1996 et en 2001. C’est le Soudan qui a facilité son accession au pouvoir, mais il appartient à l’ethnie zaghawa, qui est majoritaire au sein des rebelles qui s’opposent actuellement au gouvernement soudanais et aux milices qui lui sont alliées.
Le président Déby doit également faire face aux tensions existant au sein de ses forces armées. Selon des sources diplomatiques, les mutins qui ont orchestré l’insurrection de N’djamena l’année dernière sont des Zaghawa mécontents du peu de soutien accordé à leurs frères du Darfour par le pouvoir.
Dans son communiqué, le gouvernement a déclaré que les incidents de désertion étaient « contraires aux informations rapportées par une certaine presse », sans préciser de laquelle. Alwihda, un site internet de l’opposition tchadienne, a récemment publié un article faisant état de la désertion de 500 soldats « rebelles » lourdement armés s’étant rendus à l’est du pays à bord de 30 véhicules.
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