"Il est important de lancer rapidement une campagne de vaccination pour éviter que la maladie ne se propage à d’autres régions", a déclaré depuis Genève Sylvie Briand, spécialiste de la fièvre jaune à l’OMS.
650 000 personnes seront vaccinées ces prochains jours au Burkina Faso dans les régions de Batie, Gaoua et Banfora. L’OMS lancera aussi une campagne de vaccination en Côte d’Ivoire, étant donné que la seule victime signalée à ce jour est un jeune garçon de quatre ans originaire de la région de Bouna, proche de la frontière avec le Burkina Faso.
La fièvre jaune est provoquée par un virus qui se transmet généralement à l’homme par les moustiques. Ses symptômes varient d’une simple fièvre à une fièvre hémorragique pouvant entraîner la mort. Il n’existe aucun traitement curatif contre la maladie et le taux de mortalité chez les populations non immunisées peut être supérieur à 50 pour cent.
Selon Mme Briand, le risque de contagion est grand car la couverture vaccinale de la région affectée est encore faible, malgré les récentes campagnes de vaccination. Alors que la couverture vaccinale du Burkina Faso était de 60 pour cent entre 2000 et 2004, elle a chuté et s’établit entre 20 et 30 pour cent dans les régions rurales. On considère qu’une population est immunisée contre la maladie lorsqu’on atteint une couverture vaccinale de 80 pour cent.
Le nombre élevé de personnes qui transitent par cette zone frontalière aggrave la situation sanitaire de la région. Pour éviter la propagation de la maladie aux centres urbains très peuplés, les habitants et les voyageurs doivent être vaccinés.
Selon l’OMS, la propagation de l’épidémie aux zones urbaines est un sujet préoccupant. En effet, l’exode rural peut constituer un facteur aggravant compte tenu de la faible couverture vaccinale et des fortes densités de population.
La dernière épidémie de fièvre jaune au Burkina Faso a touché Bobo-Dioulasso, la deuxième grande ville du pays, mais elle a été rapidement maîtrisée. En 2001, l’épidémie de fièvre jaune qui s’est déclarée à Abidjan, la capitale commerciale de la Côte d’Ivoire, avait fait sept morts.
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