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De nouveaux combats dans l’Est suscitent des inquiétudes.

De nouveaux combats dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ont entraîné la fuite de dizaines de milliers de civils, ce qui suscite une inquiétude croissante chez les instances humanitaires internationales.

"A moins que les violences ne s'arrêtent immédiatement, ce déplacement massif aura des conséquences désastreuses sur les populations civiles", a déclaré dimanche dans une annonce spéciale faite à New York, M. Jan Egeland, le coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU. "C’est trop dangereux de leur apporter de l’aide en ce moment."

"Les populations des villages entiers - des dizaines des milliers de personnes - ont abandonné leurs habitations," selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), que dirige Egeland.

OCHA a indiqué que les nouveaux déplacés venaient s’ajouter à plus de 30.000 autres qui avaient déjà fui les combats la semaine dernière à Kayabayonga, une ville de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.

Au moyen des vols de reconnaissance en hélicoptère, une mission initiée par OCHA et menée conjointement par le Bureau de l’aide humanitaire de la Commission Européenne et Agro Action Allemande, a pu évaluer la situation dans les villages de la province du Nord-Kivu et a constaté que, de Kanyabayonga à Lubero, 80 pour cent des villages se sont vidés de leurs habitants.

"Quelques déplacés ont été repérés sur la route principale », a dit OCHA. « Des témoins rapportent que la population s’est réfugiée dans les forêts, craignant des attaques dans le secteur."

La semaine dernière, les combats se sont intensifiés au Nord-Kivu, entre les troupes de l’armée congolaise qui sont venues de la capitale, Kinshasa, et les soldats de la 8ème Région militaire, qui sont perçus comme des éléments du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), un ancien mouvement rebelle basé à Goma, le chef-lieu de la province.

RCD-Goma a par le passé entretenu des rapports étroits avec le gouvernement du Rwanda voisin, et le gouvernement de la RDC a accusé les troupes rwandaises d’avoir envahi le Congo pour se battre aux cotés des combattants du RCD-Goma.

Au début de ce mois, le président du Conseil de Sécurité de l’ONU, Abdallah Baali de l’Algérie, "a exprimé une très profonde inquiétude" concernant les opérations militaires entreprises par l’armée rwandaise à l’Est du Congo.

Il a en même temps recommandé au gouvernement congolais de multiplier les efforts pour désarmer les milliers de rebelles hutus rwandais basés à l’Est de la RDC, et qui sont tenus pour responsables du génocide de 1994 au Rwanda.

Ils sont une "source d’instabilité, une menace pour les populations civiles, et un obstacle aux relations de bon voisinage", a dit Baali.

En novembre, le président Paul Kagame du Rwanda a menacé d’envahir l’Est de la RDC pour y désarmer ces rebelles de force. Cependant, il a depuis lors nié avoir exécuté sa menace.

Radio Rwanda, la radio d’Etat, a annoncé dimanche que, désormais, Kagame laissait à la communauté internationale le soin de trouver une solution au problème des miliciens hutus, sans que le Rwanda n’ait à intervenir au Congo.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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