Kotto, dans l'est de la République centrafricaine, ont décidé de créer des groupes d'autodéfense en vue de restaurer la sécurité dans cette région, a annoncé mercredi la radio d'Etat centrafricaine. Cette partie du territoire est en effet en proie à des attaques de bandits de grand chemin, à des vols de bétail et à des actes de braconnage.
La décision a été prise mercredi à Bria, à 597 km de la capitale, Bangui, à la suite d'une réunion entre les responsables locaux et le gouverneur de la province, Serge Gabin Nakombo. Les équipes d'autodéfense, a expliqué le
gouverneur, ne se substitueront pas aux forces de sécurité mais coopèreront en patrouillant avec elles et en dénonçant les individus suspects aux militaires.
La création de ces groupes intervient quelques semaines après l'exécution
sommaire, à Bangui, de trois membres appartenant à ces formations. Les
habitants de la capitale avaient alors manifesté dans les rues en protestant contre ces agissements et autres violations des droits de l'homme perpétrées par les forces de sécurité et des prétendus mercenaires tchadiens, selon la population, accusés par ailleurs, d'avoir commis les trois meurtres.
Dans le même temps, le tribunal militaire permanent, réactivé après huit années de suspension, a renvoyé le procès des cinq militaires accusés du viol collectif d'une femme dans une caserne de Bangui le 28 octobre dernier.
Les auteurs présumés du viol appartenaient au service de renseignement présidentiel, récemment dissous par le dirigeant centrafricain François Bozizé.
[Pour plus d'information, voir 'Le gouvernement dissout une unité militaire de renseignement' sur:
http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=5121]
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