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Deuxième jour d'émeute des anciens combattants, UNMIL offre un premier paiement

[Liberia] Former fighter turnig in their weapons to UN peacekeepers. IRIN
Last week's event has led the UN to postpone disarmament until late January 2004
Des centaines d'anciens combattants du gouvernement, exprimant leur colère du fait de n'avoir reçu aucune compensation financière en échange du dépôt de leurs armes au début du désarmement, se sont soulevés, pour la deuxième journée consécutive à Monrovia la capitale. Tirant en l'air à intervalle irrégulier, les émeutiers ont réussi à semer la panique dans la population des quartiers de l'Est de Paynesville et de Sinkor.

Les tirs qui ont continué toute la nuit de lundi, se sont calmés dans l'après-midi de mardi, après l'annonce de la mission des Nations Unies au Liberia d'octroyer, au premier abord, un paiement immédiat de $75 US à chaque combattant qui rendrait son arme.

Les combattants déchaînés ont braqué des véhicules et ont fait le tour des quartiers en conduisant imprudemment et en tirant en l'air. Plusieurs véhicules, dont la voiture diplomatique de l'Ambassadeur du Nigeria au Liberia, ont été endommagés.

Au carrefour ELWA de Paynesville, une intersection qui relie Monrovia au site de cantonnement Scheifflein, à 56 km du Sud-est, les combattants ont bloqué le trafique et arrêté les véhicules commerciaux. Les magasins et les échoppes ont fermé.

Au son des armes à feu se répercutant dans les quartiers de Monrovia, les combattants, en majorité des jeunes gens, ont scandé des revendications d'argent en échange de leurs armes.

Un convoi de journalistes étrangers, en chemin pour le site de cantonnement de Scheifflein, a dû rebrousser chemin après que les émeutiers aient cogné le pare-brise d'une voiture commerciale qui évoluait avec le convoi.

Le Ministre de la Défense, Daniel Chea, a expliqué que des efforts désespérés étaient faits par UNMIL, en étroite collaboration avec les autorités gouvernementales et les commandants militaires, pour retirer les combattants de la rue.

"Nous pensons que les combattants n'ont assez été sensibilisés au programme de désarmement, et c'est la raison pour laquelle ils se comportent de la sorte. Ils espéraient fortement recevoir de l'argent comptant dans l'immédiat après la remise de leurs armes et munitions," a commenté M.Chea devant les journalistes.

UNMIL a rapporté que le programme de désarmement, de démobilisation, de réhabilitation et de réintégration (DDRRP) des anciens combattants, qui a démarré dimanche au camp de Schieffelin, a suscité un afflux de combattants, dépassant la capacité du camp.

"Au même moment, des combattants ont entravé le désarmement en tirant en l'air avec leurs armes et en menaçant la sécurité de la population à l'intérieur et en dehors du camp," a décrit le communiqué de UNMIL.

Une réunion appelée de toute urgence mardi matin, a réuni UNMIL et les commandants supérieurs des anciens combattants, qui ont accepté de continuer le processus de désarmement, cependant il a été étendu sur plusieurs jours, avec une prévision maximale de 400 anciens combattants par jour.

Un communiqué émanant de Gyude Bryant, le chef du gouvernement de transition du Liberia, a révélé que le paiement de $75 US sera une avance initiale des $150 US que devait recevoir chaque combattant dans les premières semaines du désarmement.

"Suivant les consultations avec UNMIL, il a été convenu que les combattants recevront dans l'immédiat $75 US dès l'abandon des armes à UNMIL, et $75 US après sept autres jours," a exposé Bryant dans un communiqué.

"L'action a pour but de baisser la tension montante qui se développe parmi les combattants, due à quelques incompréhensions," a-t-il ajouté.

Les $75 US font partie d'un traitement de $300 US que les combattants devaient recevoir en deux versements : les premiers $150 US à la fin d'un programme de trois semaines d'un programme de démobilisation, et $150 US une fois les combattants réintégrés dans leur communauté.

Le désarmement des anciens combattants du gouvernement, des rebelles du Mouvement pour la Démocratie au Liberia (MODEL) et des Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie (LURD) est supervisé par UNMIL, mais la force ne compte que 5,000 hommes sur un total approuvé de 15,000 hommes.

Le MODEL a accepté d’adhérer entièrement au processus de désarmement, mais le LURD a exprimé des appréhensions, déclarant qu'il ne désarmerait que lorsqu'on lui assignera la quote-part de postes qui avaient été promis, lors de la signature d'un accord de paix le 18 août à Accra, au Ghana.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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