M. Bozizé achevait mercredi une visite de deux jours au Soudan. A l'occasion de la rencontre avec le ministre de la défense, Hassan Saleh, les deux hommes ont discuté des conflits impliquant les fermiers centrafricains de la province du nord-est, Vakaga, et les éleveurs de bétail du sud-ouest du Soudan.
La commission soudano-centrafricaine avait été créée au milieu de l'année 2002, à la suite d'attaques par des individus armés présumés soudanais. Ces derniers avaient mené des raids et brûlé des villages proches de la ville de Gordil, à 1.100 km de la capitale centrafricaine, Bangui.
A l'exception de la réunion inaugurale à Bangui en juin 2002, les délégations de deux pays ne s'étaient jamais rencontrés pour discuter du braconnage et des tensions ethniques existant sur leurs frontières communes.
La visite de M. Bozizé au Soudan est la première depuis son coup d'Etat contre le président Ange-Félix Patassé, le 15 mars dernier. La prise de pouvoir de M. Bozizé a succédé à une rébellion de six mois contre le président Patassé. Les combats s'étaient principalement concentrés dans le nord du pays.
Au début de l'insurrection menée par François Bozizé en octobre 2002, 30 soldats soudanais avaient combattu aux cotés des forces du président Patassé dans le cadre de la Communauté des Etats sahélo-sahariens. Elle avait déployé une force de 200 hommes en République centrafricaine pour protéger M. Patassé.
A la suite du coup d'Etat de M. Bozizé, le Soudan avait été un des premiers Etats africains à envoyer une délégation à Bangui. Au cours de la visite de la délégation conduite par M. Saleh, le Soudan avait fourni des véhicules et des équipements à l'armée centrafricaine.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions