"Ces gens ont accepté d'être volontairement rapatriés. Ils sont effectivement en transit sur ordre de la haute hiérarchie militaire. L'opération s'inscrit dans le cadre de leur démobilisation et de leur rapatriement," a déclaré M. Kamerhe.
Les rapatriés volontaires sont des éléments rwandais de l'Interahamwe, accusés par Kigali d'avoir participé au génocide 1994 au Rwanda ainsi que des combattants des groupes armés ougandais, burundais et soudanais
La MONUC, la mission des Nations Unies en RDC a envoyé lundi dernier une équipe sur les lieux et a confirmé le regroupement de combattants en vue de leur démobilisation.
"C'est une organisation très claire. Le regroupement est prévu depuis longtemps. Nous étions au courant. L'opération se fait sous la responsabilité de l'armée congolaise," a affirmé à IRIN le colonel Jean-Pierre Boutroy, responsable adjoint du département de la MONUC pour la démobilisation, le désarmement et réinsertion.
"Le groupe est constitué de 361 combattants, 137 femmes et de 247 enfants. Ces gens font mouvement avec leurs armes, des membres de leurs familles et leurs troupeaux. Ils seront conduits à la base militaire de Kitona, dans la province du Bas-Congo (dans le sud-ouest) où ils seront démobilisés et désarmés," a expliqué le colonel Boutroy.
Azarias Ruberwa, un des quatre vice-présidents de la RDC et leader du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) avait toutefois dénoncé jeudi dernier le mouvement de ces groupes armés étrangers vers Kinshasa. Selon lui, la présence de ces ex-combattants était de nature à déstabiliser le processus de réunification du pays.
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