"Les Interahamwe [une milice Hutu rwandaise] représentent également un problème majeur pour la RDC dont nous n'avons pas besoin. Ils sont actuellement un sérieux problème pour le pays, plus que pour le Rwanda lui-même," avait déclaré vendredi, Mbusa Nyamwisi le ministre congolais de la coopération régionale, dans la capitale rwandaise, Kigali, avant de rappeler la nécessité de normaliser les relations entre ces deux pays.
Les présomptions relatives à la présence de troupes gouvernementales rwandaises en RDC n'ont, quant à elles, ni été infirmées ni confirmées par Nyamwisi. "Je ne suis pas ici pour faire des allégations. Ce n'est pas mon rôle d'accuser le Rwanda," a-t-il dit à la presse.
Les ONG humanitaires et de défense des droits de l'Homme oeuvrant dans l'Est de la RDC avaient pourtant rapporté la présence de troupes rwandaises dans cette partie du territoire congolais. Le Rwanda a néanmoins réfuté ces accusations en les qualifiant de non fondées. Selon Kigali, il s’agit de manœuvres destinées uniquement à saboter le processus de réconciliation entre ces deux pays.
Alors que le gouvernement d'unité nationale de la RDC s'est engagé à régler le problème de la présence des éléments de l'Interahamwe, le Rwanda a, pour sa part, cessé d'accuser Kinshasa de soutenir les milices rwandaises responsable, selon Kigali, du génocide de 1994.
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