"Nous nous sommes déjà déployés à Bule et sommes en train de nous déployer à Bogoro, Iga Barrière et Marabo. Plus tard nous irons à Kpandroma, Aru, Mahagi et ailleurs encore," a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Kinshasa, la capitale.
"Une compagnie constituée de 150 à 200 militaires se déploie dans chaque position," a encore précisé le général Diallo.
Ce déploiement est le premier effectué par la Brigade Ituri, le nom des forces de l'ONU opérant dans la région. "Ces déploiements permettront de surveiller les mouvements des groupes armés," avait déclaré une semaine plutôt William Swing, le chef de la MONUC.
Le déploiement de la Brigade Ituri en dehors de Bunia intervient plus d'une semaine après le massacre de Kashele. Près de 67 personnes avaient été tuées dans cette localité à une soixantaine de km au nord de Bunia. Le même jour dans le Sud-Kivu, à l'Est de la RDC, un autre massacre avait eu lieu à Ndunda à 30 km de Uvira. La MONUC conduit à l'heure actuelle des investigations pour identifier les responsables.
La brigade Ituri a succédé à la Force multinationale intérimaire d'urgence déployée à Bunia du mois de juin au premier septembre. Artémis, le nom de cette force, avait pour mission de sécuriser Bunia et son aéroport à la suite de violents combats inter-ethniques. Le mandat de la Brigade Ituri s'étend à l'ensemble de la région. En vertu de la résolution 1493 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les soldats de l’ONU ont l'autorisation d'user de la force pour protéger la population civile et le personnel humanitaire. La Brigade Ituri avait jusqu'à présent assuré la stabilité de Bunia et effectué des patrouilles terrestres et héliportées en dehors de la ville.
"Nous continuons avec l'opération "Bunia sans armes" et nous allons l'étendre hors de la ville," a indiqué le général Diallo.
Vendredi dernier, la MONUC a annoncé l'accord des cinq principales milices opérant en Ituri de fournir dans les 10 jours des informations techniques concernant leur nombre et leurs localisations en vue de leur cantonnement. Ce dernier prendra place en même temps que le déploiement des forces onusiennes dans la région, a expliqué la MONUC.
Au moins 50.000 personnes sont mortes et plus de 500.000 autres ont été déplacées en Ituri depuis l'éclatement de la dernière guerre en août 1998. Les affrontements, aggravés par un caractère ethnique, ont été motivés par le contrôle économique et politique de la région.
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